Recueil sur l’auto-apprentissage

Il y a quelques temps, j’avais lancé un événement inter-blogueurs sur le thème : l’auto-apprentissage. (Souvenez-vous…)

Quatre (cinq si je me compte dedans) blogueurs venant d’horizons très différents ont répondu à cet appel :

Françoise, du blog Animal, mon Compagnon (https://animalmoncompagnon.com/)

Laura, du blog Cosmétique info (https://infos-cosmetique.com/)

Anaïs, du blog Accordons nos différences (https://accordonsnosdifferences.com/)

Marvin, du blog Corps et esprit martial (https://corps-et-esprit-martial.com/)

et bien sûr moi-même, Leïla du blog Chien Ludique ! (https://chien-ludique.fr/)

Le résultat ? Cinq articles spéciaux, traitant tous de l’auto-apprentissage, chacun dans leur discipline… que j’ai réuni dans un recueil que je vous invite à télécharger (gratuitement bien sûr !) en cliquant sur ce lien :

auto apprentissage
hacking in progress               Photo by Jaredd Craig on Unsplash

–>Recueil auto-apprentissage

Faites un clic droit puis cliquez sur enregistrer sous ou télécharger pour le copier sur votre ordinateur si un simple clic ouvre le document dans votre navigateur.

Bonne lecture !

Événement inter-blogueur : l’auto-apprentissage

Qu’est-ce que c’est ?

C’est une invitation, pour n’importe quel bloggeur intéressé par le sujet, à composer un article qui figurera ensuite dans une magnifique compilation. 😉

A quoi cela sert-il ?

Cela permet d’avoir plusieurs visions sur un même sujet. L’occasion pour les bloggeurs d’écrire sur un sujet “imposé”, qu’ils n’auraient pas forcément abordé autrement. Et pour les lecteurs, l’opportunité de découvrir d’autres styles, d’autres blogs, à travers un livret pdf.

Quel sujet ?

L’auto-apprentissage, le fait d’apprendre par soi-même, de hacker des connaissances, d’oser expérimenter, d’être son propre mentor ! De mon côté, je développerai ma pensée par rapport à l’éducation canine, mais quel que soit votre thème de prédilection, tant que vous parlez d’apprendre par soi-même, c’est tout à fait indiqué ! Je pense que ça pourrait être très intéressant de regrouper plein de points de vue variés sur ce sujet. De plus, il est statistiquement impossible qu’un bloggeur n’ait jamais été confronté à cette thématique…

chien
L’équipe rédactionnelle de Chien Ludique, prête à recevoir vos articles !

Quel protocole suivre ?

Pour participer : il faut posséder un site ou un blog (une page facebook ne compte pas) et suivre les règles suivantes.

  • Votre article doit être écrit en français, et composé d’au moins 500 mots.
  • Vous devez le publier sur un site qui vous appartient (une publication sur un forum ou une page Facebook n’est pas acceptée).
  • Il doit porter sur le thème “l’auto-apprentissage” et ne pas être hors-sujet.
  • Il ne peut pas être composé, même partiellement, de contenus déjà publiés ailleurs.
  • Une fois l’article publié, envoyez-moi un mail à chienludique[at]gmail.com (mesure antispam : remplacez [at] par @ ).
  • Si votre article respecte bien les règles, vous recevrez un mail pour vous confirmer la prise en compte de votre article pour l’événement.
  • En participant à cet événement, vous acceptez que votre article soit intégré dans un livre récapitulatif qui sera publié sur ce blog et potentiellement sur d’autres sites.

Date limite :

30 avril 2019

Quelques précisions :

Je publierai un article récapitulatif qui inclura une liste de tous les articles participant à l’événement, avec un lien vers chaque site. Le classement des articles se fera par ordre d’arrivée. Quelques jours après, je publierai le livre regroupant tous les articles participants sur ce blog.

Vous devez faire figurer dans votre article un petit paragraphe disant que cet article participe à un événement organisé par Chien Ludique, avec un lien vers Chien Ludique (vers la page d’accueil, ou mieux encore, un article que vous avez apprécié). Exemple de paragraphe :

Cet article participe à l’Evénement “l’auto-apprentissage” du blog Chien Ludique dont j’apprécie beaucoup cet article.

Les blogs interdits aux mineurs, ou qui portent sur des thématiques illégales ou moralement douteuses… ne peuvent pas participer à l’événement.

Vous avez jusqu’au 30 avril 2019 pour participer, publier votre article et m’envoyer un email, alors à vos claviers ! J’ai hâte de vous lire !

Le chien, meilleur des coachs !

Le chien, meilleur des coachs !

Le chien n’est pas un objet, c’est un animal sociable, un véritable partenaire avec qui il vous faut composer…

Mais si on retournait le paradigme ? Et si votre chien était plus que juste votre animal ? Si votre chien vous apportait plus que de la simple compagnie, des factures vétérinaires astronomiques, des désagréments olfactifs ? Et si votre chien vous aidait… à devenir meilleur ?

 

Ça y est. La météo se dégrade. Il fait un temps dégueulasse dehors. Il fait nuit tôt, il pleut, il mouille (c’est la fête à la grenouilleuh).

Pourquoi sortir quand il fait moche et qu’on est si bien au chaud ?

Ou encore…

Vous êtes fatigués. La goutte au nez, les courbatures. Vous êtes même un peu malade. La journée de travail est finie, le canapé vous appelle. Et demain, se lever tôt alors qu’on a besoin de se reposer ? Pff.

Pourquoi se bouger quand on n’est pas en forme ?

Il y en a un qui ne se pose pas la question. Votre coach personnel. Celui qui doit sortir par tous les temps, et qu’importe votre humeur, votre santé, votre énergie.

Votre chien !

Le chien et ses besoins

 

Insérer ici un jeu de mot pointu entre les besoins fondamentaux du chien et faire ses besoins.

Quand vous avez pris votre chien, vous le saviez : il allait falloir lui consacrer du temps. Un temps incompressible. Car on ne peut pas faire des réserves de balade, on ne peut pas accumuler des heures de promenade dominicale pour ensuite les diffuser toute la semaine.

Un chien doit sortir faire ses besoins trois fois par jour (au minimum… Bien sûr, lui est partant pour sortir plus souvent !) et doit bénéficier de bien 45 minutes de jeux, défoulades et exercices en tout genre.

(Ces temps indiqués dépendent aussi des races de chiens : il s’agit vraiment d’un minimum syndical !)

A votre rythme, vous avez pris de nouvelles habitudes de vie : se lever plus tôt le matin pour sortir Médor. Investir dans des bottes de pluie et un bon coupe-vent, moche certes, mais si confortable. Repérer les coins où vous pouvez lâcher le chien. Mettre en place des apprentissages : lancer de balles, canisite, marche en laisse, rappel, noooon ne mange pas ça ! et bien d’autres. Combien de kilomètres faites-vous avec votre chien chaque semaine ? Ceux qui jouent à Pokemon Go, mais ce sont des petits joueurs à côté de vous !

Mais voilà, si au départ, vous étiez aux petits soins avec votre chien, que vous faisiez attention à sortir souvent, à lui procurer les temps de détente nécessaire… Peut-être en avez-vous marre certaines fois. Et que ceux qui me disent : ah non, pas du tout, moi j’adore sortir Rex quand il fait -15°C et qu’il y a du verglas, d’ailleurs, mon moment préféré, c’est quand je dois lui laver les pattes parce qu’on a marché dans du sel et qu’ensuite je passe 20 minutes à laver la baignoire et le sol parce qu’on dirait que je vis dans un squat de punk à chien rien qu’à l’odeur…

Vous mentez, on vous voit.

(Et si vous ne mentez pas… Chapeau bas !)

Il arrive à TOUS les maîtres d’en avoir marre, de vouloir prendre un jour off, juste de pouvoir rester au lit quand on est malade.

Et ce n’est pas grave !

 

Quand les inconvénients deviennent des avantages.

 

Tiens, est-ce que je sors le chien aujourd’hui ? N’est pas une question ! 

Or, les problèmes de motivation viennent quand on se questionne. C’est bien connu : c’est le premier pas qui coûte. Prendre la décision. C’est lancer l’action qui pose problème, une fois qu’on est dedans, ça va mieux.

Parce que c’est la négociation avec soi-même qui est fatigante :

Oui, mais en fait,je pourrais plutôt faire comme ci / comme cela… Je pourrais le faire après le repas du soir… On repousse l’inévitable ! Et on culpabilise de ne pas avoir faire les choses bien ensuite.

Or, le chien ne pense pas à faire au mieux, à négocier. Il accepte beaucoup plus facilement les choses. Un maître stoïque ! A nous de nous inspirer de cette attitude : ne pas négocier, mais faire.

 

chien coach
Des chiens heureux = un maître heureux.

Le coaching

 

Un coach n’est pas là pour nous faire plaisir. Il est là pour nous pousser hors de la zone de confort quand on n’y arrive pas tout seul. Mais il sait aussi récompenser l’effort.

Vous avez déjà joué avec votre chien ?

Question rhétorique. Evidemment que vous avez déjà joué avec votre chien. Enfin j’espère… Si ce n’est pas le cas, arrêtez de lire cet article, prenez une balle et sortez avec votre chien tout de suite !

Vous avez déjà senti toute la joie, l’envie de jeu que vous envoie le chien ? Le plaisir qu’on a à le regarder courir comme un fou ? Ce sont nos neurones miroirs qui nous font ça.

Hein, des neurones miroirs ? Mais, on n’est pas dans un blog qui parle juste de chiens ? Ça parle neuroscience maintenant ? Rassurez-vous, je ne vais pas vous ennuyer avec trop de termes scientifiques. Juste une rapide explication à la bonne franquette !

Les neurones miroirs sont des neurones (bravoooo Leïla, ça on n’aura jamais deviné !) qui nous servent à l’apprentissage et à l’empathie. En gros, quand nous voyons quelque chose, ils font croire au cerveau que nous le vivons aussi. Par exemple : le ouille qu’on prononce quand on voit quelqu’un se péter la figure, parce qu’il a sorti son chien par -15°C et qu’il n’a pas vu la plaque de verglas. C’est ce qui fait que beaucoup de gens aiment regarder le sport à la tv, et se sentent très impliqués dans le match. C’est ce qui fait qu’on baille quand quelqu’un baille. Qu’on se fait “contaminer” par les émotions des autres : joie, tristesse, colère…

Voilà pour la parenthèse scientifique !

Or, le chien est très fort pour ça : il cherche sans arrêt à communiquer avec nous. Il n’a pas la parole, mais il se débrouille bien avec le reste : expressions faciales, attitude corporelles, jeux de regards… Et le plus beau : un chien ne cogite pas, il est rapidement heureux d’un rien. Et il le communique. Il suffit d’agiter un jouet devant un chien pour déclencher une phase d’investissement et de joie ! Pas pour rien que le chien est très présent dans la médiation animale...

 

Des efforts récompensés

 

Le chien ne transmet que du positif. Même si la marche en laisse peut poser des problèmes, ou le rappel… Ce sont des choses sur lesquelles on peut travailler et avoir des résultats rapidement.

Le chien ne vous déprime pas, ne vous juge pas… Mais vous récompensera par de formidables vagues d’énergie, si vous savez comment les déclencher et les recevoir :

En vous bougeant plus, pour donner à votre chien les sorties qui sont indispensables à son bien-être, vous vous donnez à vous aussi des bols d’air salvateurs, vous vous empêchez de végéter ! Surtout lorsque vous croyez ne pas en avoir la force. Vous vous dépassez à chaque fois un peu plus !

-En déplaçant le curseur sur votre chien plutôt que sur vous-même. Il est plus facile de prendre soin d’un petit animal que de soi-même. On le voit de l’extérieur, on veut qu’il aille bien… On est heureux lorsqu’on sait qu’on a bien agi pour lui. On a rempli un rôle de protecteur. 

Il faut profiter de ces opportunités pour se recharger. Prévoir un jeu ou un parcours différent pour sortir de la routine. Se récompenser lorsqu’on est sorti et que c’était particulièrement dur. Et si sortir marcher longtemps devient difficile… mettez Pokemon Go en route et voyez en fin de semaine les kilomètres parcourus, les œufs éclôts, les bonbons récoltés ! (Moi, ça m’aide des fois, surtout quand je suis en ville…Non, je ne suis pas sponsorisée par Niantic.)

 

J’espère que cet article vous aura aidé à sortir par tous les temps. Prenez soin de vous, prenez soin de vos chiens… Et partagez vos astuces de motivation ! Si cet article vous a donné un peu d’énergie ou vous a fait soufflé du nez, partagez-le !

 

chien coach
Allez, tu peux la monter, cette pente ! C’est pas grave si tu as les pieds gelés et que l’air décape ton visage !

 

Médiation Animale

Qu’est-ce que la médiation animale ?

 

Zoothérapie, médiation animale, des termes qui sont de plus en plus employés dans des activités qui commencent à se faire connaître et reconnaître! L’OMS elle-même approuve son utilisation.

 

 

En 1962, Boris Lewinson, psychologue américain, a défini la zoothérapie selon deux champs d’intervention :

Les activités associant les animaux : globalement, c’est une méthode préventive utilisant l’animal dans le but d’améliorer la qualité de vie de la personne ciblée en augmentant sa motivation à participer à des activités récréatives. Dans ce cas, l’animal n’est pas considéré comme un intermédiaire mais comme le centre d’intérêt de l’activité.

La thérapie facilitée par l’animal : C’est une méthode d’intervention utilisée comme auxiliaire aux thérapies conventionnelles où l’animal joue le rôle d’intermédiaire entre le praticien et la personne ciblée: il est considéré alors comme agent de médiation.

 

En France, c’est la définition suivante qui fait école :

« La médiation animale est une relation d’aide à visée préventive ou thérapeutique dans laquelle un professionnel qualifié, concerné également par les humains et les animaux, introduit un animal d’accordage auprès d’un bénéficiaire. Cette relation, au moins triangulaire, vise la compréhension et la recherche des interactions accordées dans un cadre défini au sein d’un projet.
La médiation animale appartient à un nouveau champ disciplinaire spécifique, celui des interactions Homme-animal, au bénéfice de chacun d’eux, l’un apportant ses ressources à l’autre (toute influence réciproque entre un humain et un animal au bénéfice des deux). »

(Accordage/interactions accordées : ajustement des comportements, des émotions, des affects et des rythmes d’actions. Attunement D. Stern 1982 – 1985)

 

Souvent, le terme « zoothérapie » est évité au profit de « médiation animale », afin d’éviter la confusion. En effet, ce n’est pas l’animal le thérapeute ! La dimension thérapeutique est toujours apportée par un professionnel conventionnel : soignant, psycho-motricien, etc… qui est associé au projet. C’est là qu’intervient ce fameux triangle de la médiation” , entre un référent qui connaît ses patients, un intervenant qui connaît ses animaux et entre patients et animaux :

 

triangle mediation

 

A ceux qui font rapidement la liaison entre thérapie et maladie, l’OMS rappelle dans son préambule que :

« la santé n’est pas l’absence de maladie ou d’infirmité, mais un état de complet bien-être physique, mental et social ».

La médiation animale va donc être un moyen d’alléger le quotidien des personnes, ou encore de leur faire aborder un travail de façon ludique.

 

mediation animale
Au pas de l’âne…

 

Pourquoi l’animal ?

« L’animal ne se nourrit pas d’attentes idéalisées envers les humains, il les accepte pour ce qu’ils sont et non pas ce qu’ils devraient être. » Boris Lewinson

L’animal apporte beaucoup de bienfaits : le plus important de tous est qu’il ne juge pas. Il a une relation directe et naturelle avec la personne. Sa seule présence est vectrice de calme et de sérénité, son contact est rassurant. S’occuper d’un animal favorise l’estime de soi et valorise, notamment par l’utilité que cela confère à la personne. Prendre soin de l’autre, c’est prendre confiance en soi. L’animal est aussi à la fois source et objet d’affection. Il est dynamisant, physiquement et intellectuellement (pour un travail sur la mémoire par exemple). Il facilite les contacts sociaux et la communication.

 

Les moyens mis en œuvre :

Une approche ludique, un cadre sécurisant, un bien-être et un plaisir partagé, une implication plurielle et volontaire (référent, intervenant, patient, animal), des rencontres, des objectifs individuels personnalisés…

 

Pour répondre à quels besoins ?

Permettre à la personne de développer ses compétences, d’améliorer ses troubles : de l’estime de soi, des interactions sociales, des angoisses et phobies, de la mémoire, des troubles de l’apprentissage, du schéma corporel, de la motricité fine et globale, du comportement, de la concentration et de l’attention, de l’identité, de la communication et du langage…

Pour un projet de médiation animale en institut par exemple, il y aura d’abord une rencontre entre l’association et un référent de l’institut, ce qui permettra de définir ensemble quel type de programme peut être mis en place, avec quelles personnes bénéficiaires et dans quel contexte. Ensuite, des objectifs individuels seront posés, avec évaluations à chaque séance pour mesurer les progrès et toujours mieux adapter les propositions.

 

 

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Une publication partagée par Leïla Heberle Sondag (@chienludique) le

Si cet article de présentation globale de la médiation animale vous a plu, et surtout vous a donné envie d’en savoir plus, tant mieux ! Car d’autres articles sur le sujet vont suivre… 

Comme d’habitude, si l’article vous a plu, faites-le tourner, partagez-le sur les réseaux !

Premiers Secours – Partie 1

J’ai eu la chance d’assister à une séance « premiers secours » à mon club canin.

Il s’agissait d’une mini-conférence donnée par un docteur vétérinaire sur les premiers secours à porter aux chiens.

Voici un récapitulatif !

Mais avant toute chose, disclaimer ! Je ne suis absolument pas vétérinaire moi-même, je ne fais que rapporter des propos entendu de la bouche d’un vétérinaire. En cas de doute, tournez-vous vers un professionnel ! N’oubliez pas qu’il existe des vétérinaires de garde qui pourront vous aider par téléphone.

Pour contacter un vétérinaire de garde, faites le numéro de votre vétérinaire habituel (ou de n’importe quel vétérinaire proche de chez vous) : vous tomberez sur un répondeur qui vous donnera le numéro de téléphone du docteur de garde.

Une urgence ? Appelez le vétérinaire !
Une urgence ? Appelez le vétérinaire !

 

Pourquoi se former un minimum aux premiers secours pour son chien ?

 

Savoir reconnaître des troubles chez son chien ne dispense pas de voir un vétérinaire. Toutefois, pouvoir reconnaître les signes va vous permettre de :

-détecter un problème le plus tôt possible

-orienter rapidement votre vétérinaire sur les pistes à suivre

Il ne s’agit bien entendu pas de poser vous-même un diagnostique ! Mais de pouvoir être attentif aux signaux de détresse de votre chien.

C’est un peu comme savoir ce que veulent dire les voyants sur le tableau de bord de votre voiture : ça ne fait pas de vous un garagiste et ça ne vous dispense pas de faire la révision de temps en temps, mais au moins vous savez quand il y a un problème : est-ce potentiellement grave ou pouvez-vous agir vous-même…

 

 

Premier signe à observer chez le chien : les muqueuses (l’intérieur des babines). Leur couleur normale est rosée.

 

Blanches ? C’est le signe d’un choc ou d’une hémorragie. Éventuellement un problème de rate.

Bleutées ? Elles sont cyanosées par un manque d’oxygène : problème de type respiratoire ou cardiaque.

Jaunes ? Problème hépatique (foie), accumulation de bile.

Pour vérifier les muqueuses, on appuie à l’intérieur des babines avec le pouce, juste quelques secondes, puis on relâche. La zone où l’on a appuyé sera blanche, puis doit reprendre sa couleur normale (rosée). La vitesse à laquelle la muqueuse se recolore est aussi un indicateur : si ça met plus longtemps que d’ordinaire à se recolorer, c’est un signe, probablement un problème de pression sanguine.

Évidemment, l’intérêt est de manipuler souvent votre toutou :

-il se laissera plus facilement faire en situation de crise s’il a déjà l’habitude que vous fassiez ce geste,

-vous-même serez plus à l’aise car ce ne sera pas la première fois,

-vous aurez une référence de situation normale pour pouvoir comparer.

 

 

La deuxième chose à vérifier est la température.

 

Elle se prend avec un thermomètre classique, du même type que ceux pour les humains. Pas dans les oreilles, ni sous le bras, ni dans la bouche… Et oui, il faudra lui prendre dans l’anus.

Plus tard, je parlerai de la trousse de secours et des indispensables à avoir.

La température normale chez le chien est 38,5°C – 39°C.

Avec 41°C de fièvre, c’est probablement une piroplasmose. Si le chien présente en plus des signes d’abattement et que ses selles sont noires, c’est même presque certain. (C’est la piroplasmose qui fait autant monter la température.)

 

 

chien soin
Même pas besoin de ça, vous allez voir !

 

 

On peut ensuite vérifier la fréquence cardiaque/respiratoire.

 

Le cœur est situé dans l’abdomen sur la gauche. Chez certains chiens on peut le sentir en posant la main sur le côté gauche. Mais pour prendre avec plus de précision possible le pouls, on va chercher l’artère fémorale dans la cuisse arrière. Là encore, exercez-vous pour apprendre à trouver l’artère et pour pouvoir comparer.

La pulsation normale dépend de la race. Plus la race est petite, plus le cœur bat vite. Plus la race est grande, plus le cœur bat lentement. De même, si le chien est un grand sportif, le cœur bat très lentement au repos. Et il est normal que le cœur batte plus vite après un effort, il faudra en tenir compte.

A titre de comparaison, la fréquence cardiaque normale d’un chihuahua au repos tourne autour des 110 battements par minute, celui d’un berger allemand autour des 60…

 

Pour la respiration, là encore il faut observer son chien pour pouvoir détecter l’anomalie, si anomalie il y a.

La respiration forte permet la transpiration du chien. Contrairement à l’humain qui régule sa température en transpirant par la peau, le chien ne transpire que par la gueule et les coussinets.

C’est un apprentissage pour le chien que d’apprendre à gérer les températures. Notamment à résister à la chaleur (véritable ennemie du chien). C’est pourquoi il faut entraîner le chien par tous les temps (bien sûr, il ne s’agit pas de faire d’un coup d’un seul du cardio en pleine canicule ! Il faut y aller progressivement.)

Travailler le cardio régulièrement est un plus.

Pour faire baisser la température, proposer de l’eau glacée. On peut utiliser directement des glaçons.

On peut encourager le chien à boire en lui mettant des friandises au fond de la gamelle s’il refuse la boisson.

Attention, après un effort physique important ou un épisode stressant, le chien aura besoin de boire pour réguler sa température.

Un chien qui va descendre rapidement une grande gamelle d’eau et qui semblera toujours assoiffé est un chien qui n’arrive pas à baisser sa température. Il y a double danger : le problème du coup de chaleur (qui peut tuer) et celui de la torsion de l’estomac : estomac rempli trop vite d’une grande quantité d’eau (qui tue aussi).

 

C’est pourquoi il faut proposer de l’eau très froide qui va rafraîchir rapidement le chien et le faire boire plus lentement.

 

 

chien eau
Slurp slurp.
Un chien bien hydraté est un chien en bonne santé.

 

 

L’eau étant un excellent moyen pour le rafraîchir, il est important que le chien en ait toujours à disposition. En été, il ne faut pas hésiter à lui changer souvent l’eau ou à lui remettre des glaçons pour la garder bien froide.

Exemple de rituel pour des chiens sportifs : après l’effort, donner quelques glaçons à croquer. Puis, petite marche en laisse de 10-15 minutes pour la récupération. Ensuite seulement, accès à l’eau.

Et là aussi, vous avez un signe à observer : si le chien met plus de temps que d’habitude à récupérer

Pour améliorer les temps de récupération, on peut regarder du côté de l’alimentation. Les calories doivent venir en priorités des protéines digestibles par le chien.

Si trop de calories sont apportées par les graisses, il y aura un déficit. La qualité de la protéine est aussi importante : si elle provient de viande, elle sera hautement digestible par le chien, si elle provient d’os, elle ne le sera pas. En gros, le chien n’en récupérera presque rien. Il faut bien lire les étiquettes sur les sacs de croquettes. (On en reparlera aussi !)

Mais il n’existe pas d’aliment idéal pour le chien : chaque chien a sa sensibilité, certains ont besoin d’éliminer plus souvent que d’autres par exemple. Ils auront alors besoin de plus de fibres…

 

Et pour rester dans le sujet de la digestibilité… Comme ce texte est déjà assez long et compact, je vais en rester là pour cette fois et je reprendrais la suite du compte-rendu dans un prochain article ! En attendant, si ça vous a plu, n’hésitez pas à partager autour de vous !

Hacker l’éducation canine

Un chien, ça s’éduque. Si, si !

 

Cet article fait parti de l’événement inter-blogueurs sur l’auto-apprentissage lancé par moi-même.

 

En matière de maître, on trouve tous les profils, de ceux qui vont à l’école des chiots, à ceux qui pensent que cela se fait tout seul, de ceux qui disent que leur chien est “comme leur enfant”, à ceux qui le “laisse faire sa vie”. Pour moi, il n’y a pas LA bonne méthode et les autres, mais je crois que l’essentiel est de prendre les choses en main à sa façon et de se faire confiance.

 

Car, non, ça ne se fait pas tout seul. Mais oui, vous pouvez apprendre seul !

Nourse rayonne, elle aime apprendre !
Nourse rayonne, elle aime apprendre !

Ici, plus que d’éducation canine, il va s’agir de s’éduquer d’abord soi-même. Vous avez déjà entendu l’adage “Tel chien, tel maître” ? Sans dire que c’est toujours vrai, votre chien va s’adapter à ce que vous lui proposez. C’est pourquoi il est important que vous sachiez ce que vous voulez en terme de relation avec votre chien, mais aussi que vous ayez des connaissances de base sur ce qu’est un chien.

 

C’est sur ces deux piliers que vous allez travailler. Et si éducateur canin est bel et bien un métier, vous pouvez hacker les connaissances suffisantes pour ne pas avoir besoin de recourir à un professionnel !

Hacker ? Ça fait deux fois que j’emploie ce mot barbare. Qu’est-ce que j’entends par là ? C’est pas un terme réservé aux pirates du net ?

 

Le hacking est au cœur de l’auto-apprentissage. Il s’agit d’aller “voler” les informations qui vous intéressent. Non pas au sens “voler au détriment d’un propriétaire”, plus au sens “apprenez comme si c’était interdit”. En gros, plutôt qu’être un élève passif, assis sur sa chaise, occuper à boire des paroles versées par un expert inatteignable, vous êtes à la bibliothèque et vous lisez les chapitres qui vous intéressent (pas le temps de lire cette préface), puis vous allez sur internet discuter d’un point technique avec des passionnés… Vous avez sans doute compris l’idée. Vous devenez votre propre professeur : ce n’est pas quelqu’un d’autre qui vous dit ce qu’il est important de savoir, c’est vous qui allez à la pêche aux info.

Bien entendu, cela ne veut pas dire rejeter tous les avis dès qu’ils viennent d’un professionnel, au contraire ! Et il ne s’agit pas non plus de tout faire pour ne jamais rien payer. La démarche est bien plus noble que cela !

Bon, maintenant que le processus de l’auto-apprentissage est clair, comment l’appliquer à l’éducation canine ? Plus tôt je parlais de deux piliers à développer :

 

1er pilier : savoir ce qu’est un chien.

Je sais, ça paraît très bête comme pilier. Mais la première chose à faire quand on veut progresser dans un domaine, c’est de laisser tomber les préjugés et les fausses croyances. Le préjugé typique c’est “j’ai eu un chien quand j’avais 8 ans, bien sûr que je sais ce que c’est !”. Oui, évidemment, mais il vous reste peut-être des savoirs à compléter ? Reprenez depuis le début, comme un vrai débutant. En aïkido (un art martial plutôt sympathique 😉), on dit qu’il est important de garder l’esprit du débutant. Ça évite de croire savoir. Le problème, quand on croit savoir, c’est qu’on ne cherche plus à apprendre.

Documentez-vous, notamment sur les différentes races, mais aussi les différents élevages, les différentes techniques d’éducation…

Cette phase permet aussi de confronter le rêve (ooh, j’aimerais trop avoir un chien mignon comme sur les photos !) à la réalité (ah, ça coûte si cher que ça, un vaccin ?).

Pour ce faire, internet bien sûr, mais allez aussi demander à vos connaissances comment ils vivent avec leur chien. Ou pourquoi pas à un inconnu que vous croisez régulièrement au parc avec son chien…

 

2ème pilier : savoir ce que vous voulez faire avec votre chien.

C’est la phase que vous devez anticiper un minimum, mais qui devra s’ajuster à votre chien. Il s’agit de nouer une relation maître-chien. Elle implique plusieurs facteurs : mode de vie, type d’éducation choisie, activités spécifiques (agility, cani-cross, garde, etc). Là encore, selon ce que vous voulez obtenir et selon comment vous voulez vous investir, il va falloir bien vous connaître et connaître votre chien. Pour cela, je vous conseille de faire un tableau avec d’un côté ce que vous êtes prêt à investir (temps, argent…) et de l’autre ce sur quoi vous ne voulez pas bouger (partir régulièrement en vacances en avion par exemple…).

Il n’y a pas grand chose que je puisse rajouter : c’est à vous de bosser !

Je peux quand même vous conseiller cet article bien sûr : Dix minutes pour savoir si je peux adopter un chien 😉

 

 

Par rapport à mon expérience personnelle :

J’ai appris beaucoup de choses d’une amie qui était elle-même passionnée. Et j’en ai désappris aussi pas mal. Au début, j’essayais d’appliquer au maximum ses conseils, puis j’ai pris de l’indépendance. Finalement, le plus important, c’est vraiment l’observation. Petit à petit, vous allez apprendre à comprendre ce qui se passe avec votre chien. Vous ferez peut-être des erreurs, mais vous apprendrez à les repérer et vous les corrigerez ! En éducation canine, on éduque d’abord le maître…

Si vous voulez continuer dans cette veine, je vous conseille cet article sur le décryptage du langage chien.

Le truc de la couverture

Je vais vous donner une astuce très utile pour apprendre au chien à trouver et à rester à « sa place », chez vous mais aussi quand vous allez chez des amis, au restaurant, en voiture, chez le coiffeur, chez le président de la République…

Il s’agit du truc de la couverture.

Un chien aime avoir son coin à lui, où il sait qu’il peut se coucher tranquillement. Un chien comprend très bien qu’il y a des endroits où il ne doit pas se trouver. Mais c’est encore plus facile pour lui de savoir où il a le droit d’être avec un marqueur : c’est le rôle de la couverture.

La couverture va devenir le repère que vous emmènerez avec vous en déplacement.

Tout d’abord, pour lui donner l’habitude, placez la couverture dans le panier du chien ou là où il a sa place habituelle. S’il n’a pas encore cette habitude à la maison, entraînez-vous :

Déterminez une place pratique pour vous.

Dans une meute, c’est le dominant qui choisit la meilleure place : celle qui permet de surveiller un peu tout ce qui se passe. C’est donc un endroit stratégique, de préférence en hauteur, d’où on peut voir les portes et à l’abri (ça peut donc être aussi sous un meuble).

C’est exactement PAS LA que nous allons placer le chien, car ce n’est pas son job. On évite donc les places en hauteur ou trop confinées et qui permettent de contrôler les allées et venues.

Vous placez la couverture (ou le tapis, ou quoi que ce soit qui marque la zone) et vous appelez le chien. Une fois le chien placé sur la couverture, vous lui apprenez un ordre (par exemple : « tapis » ou « panier » ou « ta place », etc. L’important est de se tenir à un code). Et vous récompensez.

Vous pouvez reprendre plusieurs fois, au début en guidant beaucoup, puis en essayant d’aller vers l’autonomie : dès que vous dîtes l’ordre, le chien doit aller sur sa couverture.

Attention : l’important est que le chien comprenne qu’il doit rester à sa place, pas qu’il doit être couché ou assis. Pour l’apprentissage, il est plus facile d’asseoir ou de coucher le chien, qui sera alors plus statique. Mais à terme, le chien doit savoir qu’il peut se lever, s’étirer, tourner un peu et se recoucher ou rester assis : tant qu’il reste à sa place.

De même, avec une couverture, le chien va « déborder » facilement. Encore une fois, il faut savoir rester souple.

Ce qui est recherché ici, c’est une attitude, pas une exactitude militaire.

Anakin à sa place
Anakin parfaitement à sa place. Nan, il ne dépasse pas…

Et maintenant, la charme s’accomplit quand vous partez en déplacement avec votre chien.

Dans un nouveau lieu, le chien va paraître un peu mal à l’aise ou encore trop surexcité, selon qu’il soit plutôt « dominé » ou « preneur d’initiatives ». Justement parce qu’il ne connaît pas le nouvel endroit, il ne sait pas où il est bienvenu, où il est indésirable.

Le chien timide sera mal à l’aise : il ne veut pas se trouver au mauvais endroit. A l’inverse, le chien entreprenant cherche à explorer le nouveau territoire.

Dans les deux situations, cela peut être gênant pour le maître, pour le chien et pour l’hôte.

Pour bien rester dans l’idée que le maître est le leader de la bande, et qu’on n’est pas là ni pour être inquiet ni pour faire la teuf sur les canapés, c’est au maître d’indiquer la place du chien.

Vous pouvez donc placer la couverture et demander au chien « ta place ». Immédiatement, le chien va associer la couverture à son espace personnel. C’est pourquoi il est important de le dire aux personnes qui aiment un peu trop taquiner les chiens : là, c’est son espace où il doit se sentir tranquille. Cela n’empêche pas que les gens puissent appeler le chien pour une séance grattouilles par exemple, puis qu’ils le renvoient à « sa place » au moment de l’apéro, quand la truffe se retrouve un peu trop près des olives.

Pour le chien, être « à sa place » n’est pas synonyme d’être puni au coin. Il ne faut donc pas l’envoyer dès qu’il a fait une bêtise, mais anticiper ce moment. Quand il commence à se montrer trop excité ou à quémander par exemple.

Grâce à ce truc de la couverture, j’ai pu emmener mes chiens dans plusieurs endroits publics et chez des amis qui ne voulaient pas voir des chiens bondir partout. En toute tranquilité : pour moi, pour les chiens, pour les autres clients, pour mes amis…

Bref, encore une fois, avec le bon truc, on peut se permettre de faire plus de choses avec ses chiens sans que ça devienne tout une expédition !

Si vous cette astuce vous a plu, partagez l’article 😉

Une Vie de Chien

Cet article participe à la Cavalcade des Blogs : une série d’articles à sujet imposé, du même acabit que celui-ci.

Le thème, je cite :

« A travers ses yeux ».

éducation chien

Très inspirée par le fait de découvrir – d’imaginer plutôt – comment les animaux voient le monde, comment ils le ressentent, je propose aujourd’hui cette thématique.

Le but est aussi, à travers ces articles (qui j’espère seront nombreux !), d’essayer de se mettre un peu plus à leurs places pour mieux les comprendre et en conséquence, mieux vivre avec eux.

Laissez parler votre imagination, partez dans l’extraordinaire, le comique, ou utilisez une démarche scientifique et rigoureuse. Délirez complètement ou restez sérieux.

 

Ce thème a été proposé par le blog Animal Heureux.

 

Retrouvez cette cavalcade ici.

 

 

Alors, dès que j’ai lu ce thème, j’ai tout de suite pensé : nooon, pas l’anthropomorphisme, je ne vais pas réussir à rester neutre ! 

 

Puis je me suis dit : allez, pour le challenge ! J’avoue que la dimension imaginaire m’a permis de mieux relativiser.

Mais tout d’abord, je dois parler un peu de mes réticences vis-à-vis de l’anthropomorhisme.

Anthropomorphisme, késako ?

Il s’agit littéralement de projeter des comportements/interprétations humains sur d’autres espèces. On le fait tous plus ou moins consciemment quand on dit d’un chien qu’il est gentil ou intelligent par exemple. C’est-à-dire qu’on pense l’animal par rapport à nous.

En gros, on se sert de notre espèce comme point de repère pour interpréter une autre espèce.

Alors, ça peut être intéressant d’un point de vue de l’empathie : « si je n’apprécie pas qu’on me tape, peut-être que ce chien n’apprécierait pas qu’on le tape. »

Ça peut être un excellent point de départ, surtout qu’on est bêtement des animaux, nous aussi, n’en déplaise à certains qui s’offusquent dès que l’on suggère que l’humain est un mammifère. (j’en veux pour preuve ces extrémistes qui cherchent à interdire l’allaitement dans les lieux publics…)

Mais il ne faut pas aller dans l’autre sens : certes, l’humain est un animal ; non, le chien n’est pas un humain.

C’est pourquoi je trouve cet exercice d’écriture « à travers ses yeux » très compliqué : j’ai du mal à faire les choses légèrement quand on en vient à ce sujet, car je pense qu’il est plus sage de chercher en nous quelle est la part d’animal, plutôt que de chercher une part d’humain dans les animaux.

Bon, j’ai bien digressé (gressé!), revenons-en au point !

Et si l’homme se considérait comme un animal comme les autres ? Aurait-il plus d’indulgence envers ses semblables ? Deviendrait-il bestial ?

Voici mon récit, à lire comme un petit roman.

chien education
Nourse et Anakin

 

 

Une Vie de Chien

 

 

Liste des personnages par ordre alphabétique :

Anakin – un chien

Elle – une humaine

Nourse – une chienne

 

 

Le réveil sonne comme tous les matins. Trop tôt peut-être, mais au moins il fait jour. C’est le retour du printemps, et le soleil est levé. Elle n’aimait pas l’hiver juste pour cette raison : quand la nuit semble grignoter son temps libre. Nuit au lever, nuit en rentrant du boulot…

Mais aujourd’hui, il ne fait pas seulement jour : les aurores blêmes révèlent un ciel sans nuage aucun. Elle s’étire dans son lit et ouvre la fenêtre. Elle respire un grand bol d’air frais : pour rien au monde elle ne retournerait vivre en ville, sous-vivre hors-sol comme une bête d’élevage industriel.

Elle se lève et s’habille : ce peu de mouvement met déjà en alerte la meute juste à-côté.

Dans le salon, ceux qu’elle appelle sa meute sont en fait les chats qui attendent leurs croquettes, et les chiens qui attendent leur balade.

Pendant qu’elle fait la distribution générale des croquettes de chacun, elle songe qu’elle a bien fait de poser sa démission à son futur ex-chef. Bientôt, elle pourra changer de vie, trouver un travail qui lui permette et de vivre financièrement, et de s’épanouir. Pourquoi est-ce si dur aujourd’hui ? Elle regarde les chiens manger, chacun la truffe dans sa gamelle. Anakin mange lentement, Nourse se goinfre. Même si elle finira son repas avant lui, elle ne lui prendra rien. Lui, par contre, ira faire la vaisselle de la gamelle vide de sa copine.

Elle repense à son chef. La Hiérarchie est bizarre chez les humains : ce ne sont pas forcément les plus compétents qui se retrouvent aux postes les plus élevés… Et ce n’est pas parce qu’on travaille ensemble qu’on s’entraide, qu’on œuvre pour un but commun. Pas étonnant que beaucoup d’humains comme elle soient malheureux dans leur travail.

Elle se secoue : tout ça est bientôt derrière elle !

Elle ramasse les gamelles vides et prend les laisses. Pas la peine d’attacher les chiens : ils aiment la suivre et partir avec elle. Ensemble, ils sont la meute.

Ils prennent la direction de la forêt. C’est la période des grenouilles, elle doit veiller à ce que personne ne se fasse pas de dessert batracien.

La meute hume l’air humide de la forêt : il y a tant d’odeurs et de sons, c’est toute la nature qui s’éveille !

Mais déjà la promenade s’achève et la meute se retrouve bientôt devant la porte d’entrée. Un peu de vague à l’âme : c’est l’heure de se séparer pour la journée. Les chiens retrouvent avec plaisir leur panier, mais elle doit prendre la route du travail.

Là-bas, pas de reconnaissance du travail accompli, pas de tâche importante qui fasse avancer les choses, pas grand-chose pour stimuler son intérêt… Des tâches administratives, du classement, de la surveillance, des prises de têtes. Elle a hâte de rentrer à la maison. Pendant ses 20 minutes de pause à midi, elle essaie de ne pas manger trop vite, mais il n’y a pas le temps.

Pas le temps de manger, pas le temps de développer des relations amicales, pas le temps de souffler, pas le temps de vivre ?

Heureusement, toutes les choses passent. Encore plus vrai pour une journée de boulot. De retour à la maison, la meute l’accueille avec plaisir. Elle fait un rapide état des lieux, satisfaite : Nourse n’a rien mâchouillé aujourd’hui. Elle regarde les oreilles d’Anakin – il est sujet aux otites – mais tout va bien. Les chiens aussi semblent l’inspecter pour voir si tout va bien : après tout, aujourd’hui encore, elle était seule dans le Grand Extérieur !

Enfin, comme si toute la journée elle n’avait attendu que cela, la meute sort pour retrouver son terrain de prédilection : la forêt ! Pas question de faire un petit tour minable, c’est l’heure de la vraie sortie, l’heure de se défouler, l’heure de courir, l’heure de la meute !

Alors qu’elle courre avec ses chiens, surveillant les abords pour guetter les chevreuils, elle se dit que la vie est bien étrange et illogique. Les humains auraient-ils tout faux ? La catastrophe écologique en cours semble rendre les prétentions humaines (intelligence, art, humour, spécisme…) encore plus vaines et ridicules.

Nous ne sommes pas des bêtes ! Alors, que sommes-nous ? Bien pire ?

Pourquoi nous penser en-dehors d’un système naturel ? Nous ne sommes pas plus fait que les autres animaux pour vivre hors-sol, dans des petits cubes de bétons rangés sur des trottoirs de bétons. Nous ne sommes pas destinés à vivre de boulots qui méprisent la sensibilité et l’intelligence humaines.

Alors que la meute s’abreuve à un petit ruisseau, elle contemple le soleil qui déjà s’approche des montagnes. La lumière change doucement et invite au repos de tous les êtres diurnes.

La meute est sur le retour : il est temps de se doucher, de manger et de lire.

La lecture ! L’imaginaire la transporte. Bientôt, elle rêve à ce que pourrait – non, à ce que sera – sa vie. Oser prendre des risques, bousculer la fameuse zone de confort, aller de l’avant pour Vivre vraiment. Pas survivre.

Se penser animal. Visualiser ses forces, ses faiblesses. Être fier de cette fascinante planète. Être conscient de la mort ; l’impermanence de toutes choses… et rester maître de son existence.

La dernière pensée du soir est pour sa meute. En serait-elle là aujourd’hui, sans eux tous ? Non. Ensemble, on est plus fort.

Il serait temps que les humains vivent comme les chiens : heureux de l’instant présent, toujours enthousiastes et curieux, avides de rencontres et de nouer des relations. Et surtout : vivre pour et par la meute.

Ensemble, on est plus fort.

Ensemble.

J’espère que ce bout de lecture vous aura plu, n’hésitez pas à me faire vos retours ! Pour ceux qui arrivent via la cavalcade, je vous invite à découvrir mon blog Chien Ludique…

Si vous pensez que vous avez une vie de chien, partagez l’article 😉

Se préparer au CSAU

Avec l’événement inter-blogueurs, je voudrais faire l’apologie de l’auto-apprentissage. Le fait d’apprendre par soi-même, sans prof quoi.

Je trouve que, dans le domaine de l’éducation canine, il y a beaucoup de choses qui peuvent être faites sans avoir un moniteur qui vous prenne par la main.

 

Attention,

d’une part, je parle des choses basiques, avec un chien sans traumatisme, qu’on a pu élever dès son plus jeune âge…

d’autre part, je ne dénigre pas du tout le travail des éducateurs canins, ni les autres approches de l’éducation canine !

 

C’est toujours enrichissant de pouvoir croiser les expériences, et discuter avec des personnes qui ont une autre façon de faire.

Simplement, je sais que, dans l’éducation canine, on éduque le chien autant que le maître.

Or, ça tombe bien, puisque le maître, c’est vous !

 

Donc, le but de cet article est de vous lancer un défi : préparer vous-même un examen officiel !

 

Bien sûr, je ne peux que vous donner les indications pour y arriver, je ne prétends pas que juste lire l’article (sans en appliquer la moitié…) vous donnera la garantie d’avoir le « diplôme » en question.

 

Oui, parce que, prétendre qu’on peut apprendre des trucs à son chien, c’est bien, mais se le prouver devant un jury, c’est un peu la classe quand même.

Mais de quel examen je parle ? Le plus élémentaire d’entre eux, et pourtant il est indispensable si vous souhaitez inscrire votre chien dans une discipline canine. J’ai nommé…

 

Le CSAU : Certificat de Sociabilisation et d’Aptitude à l’Utilisation

 

Le CSAU se prépare d’ordinaire en club, mais vous allez voir qu’on peut très bien faire cela en auto-apprentissage.

 

Ce qui est demandé pour le passage d’un CSAU :

 

le chien doit être âgé d’un an au moins (pas de limite maximale d’âge) ;

le chien doit effectuer un croisement serein avec un autre chien ;

le chien doit faire une suite en laisse : suivre son maître à plusieurs allures sans tirer ;

le chien doit pouvoir être tenu en laisse par un inconnu (le juge ou son assistant) tandis que son maître s’éloigne de quelques mètres ;

le chien doit réagir sereinement lorsque le juge contrôle sa puce électronique ;

le chien doit connaître assis et coucher ;

le chien doit effectuer un rappel ;

le chien doit rester en stabilité pendant 30 secondes sans son maître ;

le chien ne doit pas se montrer agressif quand le juge fait du bruit.

 

Se préparer au passage du CSAU

 

Concrètement, il faut travailler sérieusement deux semaines avant l’épreuve. (Durée conseillée pour un chien bien réceptif, avec lequel vous avez déjà travaillé les bases : le rappel, la marche au pied, la sociabilité). Pour trouver où et quand passer le CSAU, regardez sur le site officiel de la SCC. Vous pourrez vous inscrire en ligne.

 

Ce qui est observé lors du passage du CSAU :

 

Attention, j’ai mis les épreuves dans un ordre possible, mais elles peuvent avoir lieu dans n’importe quel ordre.

 

Pour le croisement : le chien doit croiser un chien inconnu sans être agressif ni trop peureux. S’il tire sur la laisse pour aller dire bonjour, ce n’est pas grave : ce n’est pas encore l’épreuve de la suite en laisse. Par contre, il ne doit pas se réfugier derrière vous ou sauter sur l’autre chien.

Ce croisement a lieu quand vous entrez sur le terrain du concours.

Puis direction la table des juges où vous présentez votre chien et vous-même. Certains juges demandent à ce que vous connaissiez par cœur les 4 derniers numéros de la puce, le nom des parents (si le chien a un pedigree), la date de naissance. Vous présentez les papiers du chien dont une photocopie des papiers qu’ils vont garder.

 

Le juge lira la puce à l’aide d’un petit appareil électronique. Vous pouvez entraîner votre chien à cet exercice en passant un smartphone sur son cou. (Demandez aussi à des personnes dont votre chien est moins proche, car quand c’est vous c’est trop facile…). L’appareil fera un petit bip quand la puce sera lue. Le chien peut lécher la main du juge, hein, ce n’est pas l’armée ! Mais il ne doit pas se montrer agressif ou apeuré.

Puis le juge prendra la laisse et vous demandera de vous éloigner de quelques mètres : à faire sans se retourner pour montrer au chien que vous n’êtes pas inquiet. Le chien ne devra pas chercher à vous rejoindre à tout prix ou aboyer comme un fou, ou pire, se retourner contre le juge.

Ensuite, vous devrez marcher avec votre chien et obéir au juge qui vous demandera de marcher, trotter, courir, vous arrêter, aller à droite, à gauche, faire demi-tour. Le tout sans que le chien ne tire, sans donner d’à-coups avec la laisse. Vous avez juste le droit de parler au chien : vous pouvez lui dire « au pied », « stop », le prévenir à la voix (en lui redisant au pied, pourquoi pas) quand vous allez tourner par exemple.

CSAU
Nourse la veille de son passage pour le CSAU, en pleine forme ! Anakin a l’air blasé…

 

Le juge vous demandera également de faire asseoir et coucher votre chien. Parfois de passer du coucher au assis : cela doit être travaillé car ce n’est vraiment pas évident pour le chien.

Pour le rappel, le juge va vous demander de placer le chien dans une position de stabilité (on dit aussi « bloquer » le chien) : le chien, assis, debout ou couché, peu importe, ne doit pas bouger quand vous partirez.

 

Là encore, c’est le juge qui vous indique où vous bloquez le chien et jusqu’où vous devez vous éloigner. Il vous dira quand vous pourrez rappeler. Le chien doit bien attendre que l’ordre soit donné avant de partir. Il doit revenir au pied. S’il vous dépasse un peu avant de se remettre chez vous, ce n’est pas grave. L’essentiel est qu’il revienne le plus directement possible.

Souvent, c’est lors du rappel ou de la suite en laisse que le juge fera le fameux bruit. Il s’agit le plus souvent d’un jerrican avec des cailloux. Le juge va l’agiter pour observer la réaction du chien.

Si c’est pendant le rappel et que le chien dévie un peu sa course pour s’éloigner du bruit, c’est accepté : encore une fois, l’important est qu’il ne cherche pas à s’enfuir au loin ou qu’il n’attaque le jerrican.

 

Le jerrican est un peu agité à quelques mètres du chien, il ne s’agit pas non plus d’agresser le chien pour voir ce qu’il a dans le ventre !

 

Pour travailler sur la sensibilité au bruit de votre chien, il faut l’emmener dans des endroits à forts potentiels de nuisances sonores (sortie d’écoles, terrains de jeux, routes passantes, gares…). Quand un bruit survient, ne pas réagir. Si vous n’en tenez pas compte, c’est que c’est sans danger.

 

Enfin, la dernière épreuve est l’absence : le chien doit rester en stabilité pendant 30 secondes tandis que vous êtes caché.

Le juge va vous demander de placer le chien (mettez-le bien face à la cachette pour qu’il n’ait pas à bouger pour vous regarder partir) puis d’aller vous cacher derrière un panneau de bois.

 

C’est l’épreuve la plus pénible à préparer seul, car il faut pouvoir surveiller le chien sans que celui-ci s’en aperçoive. Vous pouvez commencer par une simple stabilité en présence, en vous éloignant de 20 mètres par exemple. Travaillez toujours progressivement sur la durée et la distance. Faites ensuite plus : si le chien tient 45 secondes en entraînement, il en tiendra 30 le jour J.

Personnellement, j’ai travaillé en forêt, dans les virages, en me planquant derrière des sapins. Cela me permettait d’observer sans être vue du chien.

 

Quand le chien bouge, recommencez sans gronder, mais félicitez beaucoup quand il a réussi.

 

Lors de l’épreuve, le chien a le droit de bouger un peu : un mètre à peu près. Ce n’est donc pas dramatique s’il ne reste pas strictement couché ou assis, tant qu’il reste dans la petite zone où vous l’avez placé.

Encore une fois, vous attendez que le juge vous donne le feu vert pour sortir de votre cachette. Vous retournez tranquillement vers votre chien qui doit rester à sa place. C’est uniquement quand vous vous êtes placé à côté du chien que cette épreuve se termine.

 

L’examen terminé, le juge rempli les papiers et vous remet votre certificat avec une appréciation.

CSAU
CSAU de Nourse

Et voilà, félicitations ! Le comportement de votre chien vient d’être officiellement valorisé !

 

Vous l’aurez deviné, la réussite de cet examen dépend de plusieurs choses :

la préparation en amont (ça c’est vous),

les conditions du passage (lieu, météo, profusion de gens et de chiens… autant de facteurs potentiels de stress),

le juge (qui saura plus ou moins mettre en confiance le chien, qui sera plus ou moins exigeant).

 

De mon côté, je m’étais beaucoup mis la pression, car j’avais l’impression que c’était le moment de vérité, que tout mon travail quotidien allait être jugé en 10 minutes, dans des conditions que je maîtrisais mal…

 

Résultat : il faut le prendre comme un jeu, notamment parce que le stress est transmissible au chien, ensuite parce que, quoi qu’en disent les juges, c’est vous qui vivez avec votre chien et qui le connaissiez le mieux !

Mais bon, c’est sympa de se mettre un défi de temps en temps, et quelle satisfaction quand votre chien obtient la mention : excellent. 😉 Je vous encourage donc à tenter l’expérience !

Vous pouvez aller sur le site de la Société Centrale Canine pour consulter les dates des prochains passages, ou contacter les clubs près de chez-vous.

 

Et n’oubliez pas de partager cet article s’il vous a plu, ou de poser vos questions dans les commentaires !

Apprendre le rappel

Le rappel est, comme son nom le laisse suggérer, le fait que le chien revienne vers son maître quand il l’appelle. C’est un apprentissage intuitif, mais un apprentissage quand même. Indispensable pour pouvoir laisser son chien gambader sans laisse, pratique pour faire venir son chien en toutes circonstances, voici comment apprendre le rappel à son chien.

 

 

Invitation !

 

En premier, il faut associer un mot à cette commande. Souvent, on choisit au pied, mais ça peut être n’importe quel mot du moment qu’il soit suffisamment court et distinct des autres mots que vous utilisez.

Ensuite, alors que le chien est en liberté (dans un endroit sécurisé : chez vous ou dans un espace clos), on invite le chien a venir vers nous en s’accroupissant et en applaudissant. On répète son nom joyeusement ainsi que le mot de code. Dès que le chien est arrivé chez vous, félicitez avec une récompense qu’il aime : une friandise ou son jouet préféré.

 

Acquisition en cours…

 

Une fois cette partie acquise, il faut se lancer en extérieur, là où il y a plein de tentations et de trucs plus intéressants que son maître…

Vous pouvez mettre le chien en longe, pour le laisser gambader et lui laisser l’impression qu’il est libre. Puis vous l’appelez. Il doit venir immédiatement (pas forcément la première fois évidemment, mais c’est vers ça que vous devez tendre). S’il ne vient pas mais vous regarde, encouragez-le à venir : accroupissez-vous, applaudissez, etc. S’il ne vient pas, ou pire ne vous écoute pas, ne regarde pas vers vous : vous le ramenez en tirant sur la longe. Surtout, n’allez pas vers lui : c’est lui qui doit venir vers vous. Par contre, dès qu’il fait mine de venir, vous pouvez ne plus le “remorquer’. Qu’il soit venu vers vous ou que vous l’ayez tracté, félicitez bien afin qu’il associe : retour vers le maître = joie !

Si cela fonctionne bien, on peut recommencer l’exercice plusieurs fois : je conseille de le pratiquer un peu tous les jours, même si la situation ne l’exige pas. Cela habitue le chien a revenir souvent vers vous et donc à rester un peu plus attentif à vous.

 

Pour bien faire respecter la commande, il ne faut pas la répéter dix fois jusqu’à ce que le chien vienne. Vous rappelez, le chien doit revenir. Sinon, vous tirez un peu sur la longe ou vous manifestez votre mécontentement :”eh bien alors ?”(d’une voix contrariée) Puis vous rappelez. Il se peut que le chien n’entende pas une fois, mais s’il persiste à vous ignorer, c’est qu’il ne veut juste pas revenir. Il ne faut pas oublier deux choses : les chiens ont une meilleure ouïe que nous, et ils peuvent être trop concentrés sur une chose, au point de “se fermer” au reste du monde.

Pour ce deuxième point, on doit justement apprendre au chien à toujours garder une oreille attentive sur nous. En gros, quand vous parlez, c’est important, plus important que tout le reste à ce moment-là. 

 

 

au pied rappel
Au pied !

 

Perfectionnement

 

Le rappel doit être pratiqué souvent, non pas que le chien va l’oublier rapidement, mais parce que ça va habituer le chien à rester attentif. Ce que je fais avec mes chiens en ballade : je les rappelle deux, trois fois juste après les avoir détaché. Comme en plus ils sont deux, ils ont tendance à être surexcités quand je les lâche. Cela permet de les calmer : oui, ils vont courir comme des fous et jouer, mais ils doivent revenir à n’importe quel moment. Je recommence ce petit jeu quand je les sens trop excités ou juste parce qu’il y a un virage et que je ne veux pas les perdre de vue. Ou juste parce que ça fait 15 minutes… En gros, je maintiens une petite présence. Et ils sont habitués à revenir “pour rien” : pas parce qu’on va croiser d’autres promeneurs, une voiture ou du gibier. Du coup, ils sont moins en alerte que lorsque je rappelais uniquement quand il y avait “quelque chose”.

Une fois le rappel classique acquis, on peut travailler sans longe ou même ajouter de la difficulté. Par exemple, en ajoutant des friandises ou des jouets sur le parcours que va devoir prendre le chien pour revenir vers vous.

 

Le rappel est vraiment indispensable pour laisser son chien sans laisse, il garantit la sécurité de votre chien et des autres. Il ne faut pas oublier de toujours rappeler votre chien quand vous croisez des inconnus : certaines personnes en juste peur des chiens, même des plus sympathiques. Quand aux chiens inconnus, on ne peut jamais savoir… Un chien peureux, une chienne en chaleur, et c’est parti pour les emmerdements !

 

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