Recueil sur l’auto-apprentissage

Recueil sur l’auto-apprentissage

 

Il y a quelques temps, j’avais lancé un événement inter-blogueurs sur le thème : l’auto-apprentissage. (Souvenez-vous…)

Quatre (cinq si je me compte dedans) blogueurs venant d’horizons très différents ont répondu à cet appel :

Françoise, du blog Animal, mon Compagnon (https://animalmoncompagnon.com/)

Laura, du blog Cosmétique info (https://infos-cosmetique.com/)

Anaïs, du blog Accordons nos différences (https://accordonsnosdifferences.com/)

Marvin, du blog Corps et esprit martial (https://corps-et-esprit-martial.com/)

et bien sûr moi-même, Leïla du blog Chien Ludique ! (https://chien-ludique.fr/)

Le résultat ? Cinq articles spéciaux, traitant tous de l’auto-apprentissage, chacun dans leur discipline… que j’ai réuni dans un recueil que je vous invite à télécharger (gratuitement bien sûr !) en cliquant sur ce lien :

auto apprentissage
hacking in progress               Photo by Jaredd Craig on Unsplash

–>Recueil auto-apprentissage

Faites un clic droit puis cliquez sur enregistrer sous ou télécharger pour le copier sur votre ordinateur si un simple clic ouvre le document dans votre navigateur.

Bonne lecture !

Événement inter-blogueur : l’auto-apprentissage

Événement inter-blogueur : l’auto-apprentissage

 

Qu’est-ce que c’est ?

C’est une invitation, pour n’importe quel bloggeur intéressé par le sujet, à composer un article qui figurera ensuite dans une magnifique compilation. 😉

A quoi cela sert-il ?

Cela permet d’avoir plusieurs visions sur un même sujet. L’occasion pour les bloggeurs d’écrire sur un sujet “imposé”, qu’ils n’auraient pas forcément abordé autrement. Et pour les lecteurs, l’opportunité de découvrir d’autres styles, d’autres blogs, à travers un livret pdf.

Quel sujet ?

L’auto-apprentissage, le fait d’apprendre par soi-même, de hacker des connaissances, d’oser expérimenter, d’être son propre mentor ! De mon côté, je développerai ma pensée par rapport à l’éducation canine, mais quel que soit votre thème de prédilection, tant que vous parlez d’apprendre par soi-même, c’est tout à fait indiqué ! Je pense que ça pourrait être très intéressant de regrouper plein de points de vue variés sur ce sujet. De plus, il est statistiquement impossible qu’un bloggeur n’ait jamais été confronté à cette thématique…

chien
L’équipe rédactionnelle de Chien Ludique, prête à recevoir vos articles !

Quel protocole suivre ?

Pour participer : il faut posséder un site ou un blog (une page facebook ne compte pas) et suivre les règles suivantes.

  • Votre article doit être écrit en français, et composé d’au moins 500 mots.
  • Vous devez le publier sur un site qui vous appartient (une publication sur un forum ou une page Facebook n’est pas acceptée).
  • Il doit porter sur le thème “l’auto-apprentissage” et ne pas être hors-sujet.
  • Il ne peut pas être composé, même partiellement, de contenus déjà publiés ailleurs.
  • Une fois l’article publié, envoyez-moi un mail à chienludique[at]gmail.com (mesure antispam : remplacez [at] par @ ).
  • Si votre article respecte bien les règles, vous recevrez un mail pour vous confirmer la prise en compte de votre article pour l’événement.
  • En participant à cet événement, vous acceptez que votre article soit intégré dans un livre récapitulatif qui sera publié sur ce blog et potentiellement sur d’autres sites.

Date limite :

30 avril 2019

Quelques précisions :

Je publierai un article récapitulatif qui inclura une liste de tous les articles participant à l’événement, avec un lien vers chaque site. Le classement des articles se fera par ordre d’arrivée. Quelques jours après, je publierai le livre regroupant tous les articles participants sur ce blog.

Vous devez faire figurer dans votre article un petit paragraphe disant que cet article participe à un événement organisé par Chien Ludique, avec un lien vers Chien Ludique (vers la page d’accueil, ou mieux encore, un article que vous avez apprécié). Exemple de paragraphe :

Cet article participe à l’Evénement “l’auto-apprentissage” du blog Chien Ludique dont j’apprécie beaucoup cet article.

Les blogs interdits aux mineurs, ou qui portent sur des thématiques illégales ou moralement douteuses… ne peuvent pas participer à l’événement.

Vous avez jusqu’au 30 avril 2019 pour participer, publier votre article et m’envoyer un email, alors à vos claviers ! J’ai hâte de vous lire !

Coaching Personnalisé

Coaching Personnalisé

chien

Vous avez besoin d’un coup de pouce pour vous lancer ?

Vous souhaitez vous sentir soutenu et accompagné dans ce travail qu’est l’éducation d’un chien ?

Vous seriez rassuré d’avoir une oreille attentive qui pourra vous aider à faire en sorte que ça marche ?

 

A quel moment faire appel au coaching ?

Le coaching peut vous être utile :

-pour préparer l’arrivée du chiot (15 jours avant son arrivée, ou même avant si vous souhaitez des conseils pour choisir l’éleveur, établir un budget…)

-pour commencer l’éducation du chiot (dès la première semaine où le chiot est arrivé à la maison)

-pour vous aider suite à un problème spécifique apparu plus tardivement

-pour faire face à de nouveaux évènements (déménagement, arrivée d’un nouvel animal…)

chien

 

Ce coaching est-il fait pour vous ?

Vous voulez éduquer votre chien :

sans y passer la journée

sans violence

de manière durable

et en bâtissant un lien fort et sain entre vous ?

L’éducation de votre chien,

c’est nouveau car c’est votre premier ?

ou vous n’en “voyez pas le bout” ?

Vous avez essayé différentes méthodes glanées ça et là et rien n’a convenu ?

Ou peut-être que vous ne vous y retrouvez pas entre les différentes approches proposées ?

Vous avez envie d’expérimenter autrement ?

Optimisez le temps que vous passez à éduquer votre chien en un minimum d’effort !

Instaurez un cadre dans lequel il peut pleinement être chien.

Et vous être bien dans vos bottes.

chien

 

Formule Un problème, des solutions !

Comme son nom l’indique, c’est la formule idéale pour traiter une problématique particulière.

Je vous accompagnerais en trois temps :

-identification et compréhension du problème

-proposition de solution

-suivi et confirmation que la situation est débloquée

Comment nous allons procéder :

Vous m’envoyez un premier mail, dans lequel vous me décrivez votre problématique.

J’évalue ensuite comment travailler ensemble.

Je vous propose un programme à suivre : différents exercices et des conseils à appliquer au quotidien, selon le soucis rencontré et vos propres contraintes.

Je vous accompagnerai tout au long du processus, pour ajuster la méthode et assurer un succès durable.

Tarif : 90€

chien∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗

Formule spéciale chiot

Il s’agit d’un accompagnement sur la durée :

Pendant trois mois, je vous accompagne pour vous aider à gérer les premiers moments de votre nouvelle vie avec un chiot

-pour anticiper certains impondérables (choix de alimentation, matériel, formalités administratives…)

-pour vous conseiller lors du sevrage (apprentissage solitude, propreté…)

-pour simplement pouvoir répondre à vos doutes, interrogations…

 

Comment nous allons procéder :

Pendant toute la durée du coaching, vous pourrez me solliciter :

-pour pouvoir évaluer les progrès et faire des ajustements

-pour répondre à de nouveaux questionnements

-pour résoudre des problèmes pratiques ou techniques

Tarif: 250€

∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗∗chien

Partant-e ? Remplissez le formulaire ci-dessous pour prendre contact.

education chien coaching
Des exercices ludiques !

Vivre (positivement) le confinement

Après avoir hésité à écrire sur le sujet (j’aime pas les sujets brûlants), je me décide à donner mon éclairage sur la situation que vivent les français en cette fin de mars 2020.

Bien sûr ! Je ne vais pas me lancer dans un débat politicomédical sur le bien-fondé du confinement et de toutes les autres mesures qui ont été prises.

Je vais rester très factuelle et ne parler que du sujet suivant :

 

Bien vivre le confinement quand on a un chien.

 

covid19

 

Bien que j’imagine que beaucoup d’entre vous se soient très bien organisés (ça fait bien deux semaines qu’on est confiné maintenant), je me suis dit que, comme d’habitude, j’allais remettre des évidences au clair.

Je ne dis pas ça en mode : évidemment que c’est évident, ils sont tous incultes ou quoi ?

Mais plus : ok, deux semaines, c’est un peu comme les vacances scolaires. On est habitués, à gérer deux semaines de vague et de flou. Mais là, on entre dans une autre temporalité. Ce n’est plus une petite parenthèse. C’est un style de vie (car, qui sait combien de temps va encore durer le confinement ? Deux semaines ? Quatre ?)

 

 

Alors oui, on peut commencer à manquer d’idées, à ne plus supporter un quotidien où il est difficile de faire des aménagements, à péter les plombs gentiment.

C’est pourquoi, tel le Max Bird du pauvre, je vais vous proposer de reprendre tout depuis le début.

 

 

Peut-on sortir son chien ? A quelle fréquence/condition ?

 

Nous avons toujours le droit de sortir nos chiens, à condition de remplir une attestation de sortie dérogatoire.

Cette attestation peut également est recopiée à la main.

L’idée qui prime est le bon sens. C’est justement ce véritable flou juridique qui a fait que des personnes se soient faites verbalisées alors qu’elles sortaient leur chien.

Désormais, il est précisé que nous avons droit à sortir dans un périmètre d’un kilomètre autour du domicile, dans la limite d’une heure quotidienne.

Il est donc obligatoire de noter la date et l’heure où vous sortez sur votre attestation.

 

covid19
Le monde est temporairement fermé.

J’ai peur de sortir et attraper la maladie

 

Le risque zéro n’existe pas. Mais vous réduisez les risques très simplement :

Lavez-vous les mains en sortant et en rentrant chez vous.

Évitez de toucher le mobilier urbain (toutes les poignées, les rampes, les barres), ou bien portez des gants si vous y êtes amené.

Gardez une distance d’au moins un mètre avec les autres personnes.

 

J’ai peur que mon chien ne ramène le Covid19 à la maison

 

Les chiens ne sont pas des vecteurs de cette maladie (ni les chats d’ailleurs.) Inutile donc de craindre que votre chien ne soit malade. J’insiste car il y a eu beaucoup d’abandon d’animaux domestiques suite à l’annonce de la pandémie.

Ne lui lavez pas les pattes au gel hydroalcoolique ! Si vraiment vous souhaitez créer un sas sanitaire à la maison : une bassine d’eau savonneuse suffit ! Pensez à hydrater les pattes de votre chien si vous lui faites régulièrement un bain de pied. Et utilisez le savon le plus doux possible. Les chiens ne sont vraiment pas fait pour être mis en contact avec du savon fréquemment. Il y a un risque d’assèchement des coussinets.

 

covid19
Le savon le plus doux possible, ce serait plutôt du savon pour peaux sensibles.

Je pense que je suis malade, comment faire ?

 

Essayez de trouver quelqu’un pour sortir votre chien. Un voisin ou un ami… Ceux-ci peuvent venir chez vous pour prendre le chien et le sortir.

Pour cela, il leur faut remplir l’attestation de déplacement en cochant la case : “déplacement pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et la garde d’enfants.”

Ensuite, il leur faut une autre attestation avec la case “déplacements brefs (…) soit aux besoins des animaux de compagnie” cochée.

Si vous pensez avoir le Covid19, n’allez pas chez votre médecin. Appelez-le ou faites le 15 : vous tomberez sur un répondeur qui vous proposera soit de contacter le 15 pour toutes les urgences “classiques”, soit de contacter un service dédié à la pandémie. Ainsi, n’ayez pas peur de “déranger” le 15.

 

covid19
Distanciation physique !

Mon chien ne se dépense pas assez avec le confinement

 

Ayant un berger belge et un border collie, je fais aussi partie de ces personnes qui avaient l’habitude de sortir beaucoup, plus d’une heure quotidienne et à plus d’un kilomètre de chez moi…

Mais ce problème se pose avec tous les chiens dont les habitudes sont bousculées, race dite “sportive” ou non.

 

On repère un chien qui ne se dépense pas assez à certains symptômes :

-chien qui demande beaucoup plus d’attention qu’à l’ordinaire

-il “écoute” moins facilement

-il a du mal à rester dans son panier, tourne en rond…

-il est déchaîné dès qu’il comprend qu’il va sortir

-il est pénible en sortie : tire en laisse, aboie…

-il court comme un dératé dès qu’il est détaché.

Le conseil qu’on donne : sortez plus. Evidemment, là, ce n’est pas possible. Il faut donc sortir mieux.

 

covid19
Etre créatif

 

Une journée idéale pour le chien confiné

 

Le matin, après les croquettes, petites sorties pour les besoins.

Plus tard, vers le midi, une sortie sportive : chercher à fatiguer intelligemment le chien. Si vous avez ne serait-ce qu’un carré d’herbe : des jeux de lancer de balles/frisbee/ tout autre jouet pour faire un travail très cardio et fatiguer physiquement.

Puis, quelques exercices de reconcentration : rester coucher quelques secondes, partir au signal. Se coucher sur commande, à distance.

Ces exercices sont à portée de tous les chiens. Il permettent de travailler le focus sur le maître et la précision. Cela fatigue mentalement le chien. Ces exercices peuvent être préparés à l’intérieur, mais vous verrez qu’ils fatiguent plus le chien à l’extérieur.

Vous pouvez aussi vous créer un parcours sportif pour chien avec le mobilier urbain : monter cet escalier, monter ce muret de 75cm et progresser sur ce “pont” improvisé, slalomer entre les arbres… Tout ce qui permet de donner l’illusion d’espace et de nouveauté.

Un chemin, que vous prenez tous les jours en ligne droite pour aller d’un point A à un point B, peut devenir une piste de travail : comment exploiter au maximum cet espace ?

Comme je le dis parfois, le chien est le meilleur des coachs... Il peut nous pousser à devenir très inventifs !

Idéalement, faites une ou deux sorties de ce type.

Le soir, après les croquettes, petite sortie pour les besoins.

L’important est de ne pas solliciter physiquement le chien quand il vient de manger.

Et de travailler le cardio et la nouveauté en journée. Pensez d’ailleurs à échauffer le chien avant tout gros effort et à le détendre après.

 

 

covid19
Comment les livres d’Histoires parleront de nous aux futures générations ?

 

 

Et… après ?

 

Ce confinement ne durera pas éternellement, c’est pourquoi il est important de ne pas non plus forcer trop sur le chien. 

Déjà, parce que si vous souhaitez lui apprendre treize nouveaux tricks par jour et que vous prenez l’habitude de jogger une heure par jour avec lui, le post-confinement va lui faire un effet de vide. Il devra déjà réapprendre à passer du temps seul, pas besoin de lui faire croire qu’il est délaissé.

Ensuite, parce que la capacité d’apprentissage du chien est limitée – tout comme la notre- et qu’à force de vouloir trop en faire, on risque de créer plus de problèmes au final.

Allez-y doucement, progressivement, comme si tout était normal. Car, après tout, pour le chien rien ne change vraiment. C’est surtout pour nous que la situation peut sembler particulièrement spéciale : difficile, nouvelle, pleine de contrariété et d’angoisses vis-à-vis de nos proches, de notre travail,…

Prenons donc exemple (un peu) sur nos chiens et leur incroyable capacité d’adaptation. Ils vivent au jour le jour, heureux d’être avec leur famille, dans l’instant présent. Ils ne cogitent pas trop quoi ! Et surtout, ils n’ont pas accès aux réseaux sociaux et aux médias. 

Je peux comprendre que ces réseaux nous donnent l’impression d’être connectés au monde. Et on a encore plus besoin de ce sentiment alors qu’on est confiné. Mais ils créent une image du monde, ce n’est pas la réalité. C’est pourquoi je ne peux que vous conseillez de ne pas rester trop longtemps sur ces réseaux et médias, mais plutôt de favoriser les sources officielles pour s’informer et de téléphoner ou d’écrire directement aux personnes qui sont chères.

Le lien le plus direct possible, plutôt que l’illusion du lien.

Les informations sourcées et les chiffres plutôt que les news qui jouent sur l’émotionnel.

Le site officiel du gouvernement, où vous trouvez toutes les informations et les attestations, cliquez ici :

 

covid19
modélisation du Covid19

 

A tous je vous souhaite le meilleur confinement possible ! Si vous avez des idées pour varier les activités en intérieur ou en extérieur, n’hésitez pas à laisser un commentaire !

 

 

La chaîne youtube de Kikopup donne plein de conseils pour réaliser des tricks. C’est en anglais, mais avec les sous-titres (à activer en cliquant sur la petite roue) et les images, on comprend très bien.

 

 

Sortir son chiot la première fois

Première sortie de votre chiot

Note : au moment où j’écris cet article, nous vivons le confinement dans le cadre de la pandémie de la COVID19.

Tout ce que je dis dans cet article s’applique tout de même.

Respectez les gestes barrières : lavez-vous les mains avant de sortir et en rentrant. Respectez des distances d’au moins un mètre entre les personnes. Ne touchez pas le mobilier urbain.

Pour plus d’informations, je vous renvoie sur le site de l’OMS : Questions/réponses sur la COVID19.

Les sorties pour les besoins des animaux de compagnie sont autorisées à condition de remplir une attestation. (mise à jour 25 mars 2020)

 

Ça y est, vous avez ramené votre chiot à la maison, vous lui avez fait découvrir sa nouvel maison, son panier… Et vient rapidement la première sortie !

C’est qu’un chiot doit faire des sorties nombreuses mais courtes : il est encore en apprentissage de la propreté. Voyons ensemble comment s’y préparer !

 

La propreté

 

Ce qu’on appelle apprentissage de la propreté chez le chiot, c’est le fait de savoir où faire et où ne pas faire.

Quand le chiot vient de naître, c’est sa mère qui nettoie derrière lui. Quand le chiot commence à manger des croquettes, ses excréments changent et la mère ne doit plus manger ces crottes. Mais les chiots ont tendance à les manger, et ils ne peuvent de toute manière pas se retenir de faire.

Ensuite, quand les chiots peuvent commencer à sortir (vers la 5ème, 6ème semaine), ils font assez naturellement dehors, mais ne sont pas encore physiologiquement près à être propre : la maîtrise des muscles n’est pas encore suffisante.

Si le chiot grandit en chenil et n’a pas cet apprentissage du “dehors”, il fait où il peut. C’est pour cela que certains chiots mettent plus de temps à acquérir cette notion.

Sinon, de manière instinctive, le chiot préfère garder son lieu de vie propre et faire ses besoins en-dehors.

 

 

chiot

Fréquence des sorties

 

Encore faut-il anticiper ses besoins et lui proposer de sortir à temps ! Globalement, il faudrait sortir votre chiot juste après les repas, avant et après une séance de jeu ou d’apprentissage, en se levant le matin et avant de se coucher le soir…

Mieux vaut de nombreuses sorties courtes. Il n’est pas utile de dépasser les 30 minutes pour un chiot de deux mois : il se fatigue vite même si on a l’impression qu’il est infatigable.

De toutes manières, partez du principe qu’il y aura des “ratés”. Respirez un grand coup avant de sortir de votre chambre le matin, ou de rentrer dans votre salon le soir… L’essentiel est de se rappeler que c’est une phase, que le chiot est une éponge à émotion et que plus vous serez détendu, plus facilement et rapidement le chiot apprendra.

 

 

chiots

Faut-il punir ? Comment réagir en cas de popo surprise sur le tapis ?

 

Il est inutile de vous mettre en colère ou de gronder le chiot, même pris sur le vif !

Contentez-vous de nettoyer.

Je recommande du vinaigre blanc. Quand mes chiens étaient chiots, je me trimbalais avec un kit pour être parée où que je sois. Gants, sacs à crottes, bouteille de vinaigre blanc, essuie-tout. Et voilà.

Il n’y a que ça à faire : sortir le plus souvent possible, et dès que le chiot fait mine de faire, le porter jusqu’à “dehors” (même s’il a presque fini au moment où vous le prenez).

Petit à petit, vous prendrez vous-même le rythme, et saurez anticiper. De même, c’est de jour en jour que le chiot progresse.

Gardez bien à l’esprit que votre chiot est un bébé. Cette période ne durera pas !

Mais si vous commencez à perdre patience, à générer un stress sur le chien, il pourra développer des troubles et cela ralentirait au contraire son évolution.

 

 

canisite

 

Les lieux appropriés

 

Bien sûr, à terme, ce serait bien que le chiot fasse systématiquement en canisite (si vous êtes en ville) ou à l’écart.

Mais au départ, c’est déjà très bien si le chiot fait “dehors”. En fait, il n’aura probablement pas la capacité de se retenir suffisamment longtemps pour atteindre le lieu parfait. Et il serait contre productif de mettre la barre trop haut.

Par contre, vous pouvez déjà associer une commande au geste : dès qu’il fait dehors, dites-lui par exemple “Tes Besoins !” suivi de “C’est Bieeeeen !” Exagérez bien les félicitations : c’est presque le plus beau jour de votre vie voyez. Alternez les “Tes Besoins” et “C’est bien” afin qu’il assimile.

Puis, petit à petit, vous l’amenez vers le canisite.

Attention toutefois : le chiot ne doit pas manger les crottes des autres chiens : vérifiez bien qu’il n’y touche pas. Si son envie pour les déjections est trop grande, évitez les canisites pour le moment, afin de ne pas créer de confusion dans l’apprentissage.

 

sortir chiot

Les dangers

 

Le chiot veut goûter à tout. Y compris les excréments les mégots de cigarettes, les déchets douteux…

Il est important d’être vigilant pour qu’il ne s’intoxique pas, ni ne se blesse (bouts de verres, vélo qui passe un peu trop près…).

C’est pour cela qu’il est important de bien s’équiper ! Sacs à crottes et bien évidemment…

 

harnais

 

Collier ou harnais ?

 

Chacun peut faire selon ses convictions. Personnellement, je recommande le harnais pour les toutes premières sorties, quand le chiot est encore en train de vous découvrir et découvrir votre quartier.

Il est plus sécurisant car il maintient bien le chiot (pas de risque d’évasion, possibilité pour vous de le tirer rapidement et sans danger vers vous en cas de mauvaise surprise) sans être trop contraignant sur le chiot.

Ensuite, il faudra rapidement passer au collier car le harnais incite le chiot à la traction.

Dissociez bien les deux : les sorties découvertes, et l’apprentissage de la marche en laisse.

Pour la laisse, je ne suis pas du tout convaincue par l’enrouleur, qui selon moi est dangereux car on ne peut pas ramener facilement le chien à soi. Privilégiez une longe ou juste une grande laisse. Le chiot n’a pas besoin de s’éloigner de 10 mètres de vous pour le moment.

Prenez une laisse ou une longe légère.

 

chiots

Les autres gens, les autres chiens

 

Un chiot est un aimant à gens. Trop mignon, tout le monde veut le toucher ! Idem pour les autres chiens.

Même s’il sera bon pour le chiot de rencontrer des personnes et des chiens inconnus, afin de ne pas créer un chien adulte peureux et réactif, il est important que ces rencontres se passent bien. C’est pourquoi je recommande de ne pas laisser les inconnus, humains ou chiens, s’approcher et solliciter excessivement le chiot. Surtout pendant la première semaine, où il doit surtout s’habituer à vous, à se concentrer sur vous et pas sur le milliard d’autres distractions qui existent autour !

La sociabilisation est un exercice à part entière.

N’hésitez pas à décliner si on vous demande si on peut caresser votre chiot. “Pas pour le moment, on vient juste de faire connaissance, on est en pleine éducation”… Ne laissez personne le prendre dans les bras : un chiot est fait pour avoir ses quatre pattes par terre.

De même, si le chiot met ses pattes sur la jambe de la personne, faites-le redescendre. Il doit apprendre à respecter les autres et à ne pas pousser.

De même pour les chiens inconnus : il est vraiment important que les premières rencontres se passent bien pour ne pas créer un futur problème.

 

Bon à savoir…

La sociabilisation est un exercice qui devient de plus en plus facile à mesure qu’on le pratique. C’est la clef pour avoir un chien bien dans ses pattes. Et cela facilite la vie sur tous les points : meilleure capacité d’apprentissage, meilleure écoute, le chien est plus détendu et vous aussi ! Prenez donc cela comme un jeu et amusez-vous à chercher l’exercice dès qu’il se présente : passer devant une école, faire le détour par la gare, observer un lavage auto, etc, etc…

Partagez vos exercices et expériences si vous le souhaitez 😉

Il ne reste qu’à vous souhaiter bon courage pour cette période délicate, un peu redondante certes, mais qui passe avec du temps et de la patience…

Un autre article sur le sujet des balades ? –> se balader en toute sécurité

chiots sortie
Nourse et ses bébés, en forêt !

 

Accueillir un chiot à la maison

Accueillir un chiot à la maison

Après avoir longuement réfléchi, vous avez choisi d’adopter un chiot !

Vous l’avez choisi,

Vous lui avez trouvé un prénom,

et à présent…

La grande aventure commence !

 

 

chiot

Première étape : Chercher le chiot chez l’éleveur

 

C’est une étape importante, car le chiot va devoir laisser derrière lui sa mère, son éleveur, son lieu familier, ses frères et sœurs… 

Il est donc important que le départ se passe bien en toute tranquillité. 

Le chiot est sensible à son environnement. En étant vous-même préparés, en vous sentant sûrs de vous, vous éviterez de rajouter votre stress au chiot.

Pour vous préparer : ne cherchez pas votre chiot n’importe quand. Il faut que vous soyez en forme, que vous preniez le temps. N’essayez pas de faire ça “vite fait bien fait” à l’extrême. 

Pensez que le chiot ne peut pas se retenir très longtemps, si le voyage est long, il faudra faire des pauses (toutes les 2, 3h, comme le propose la Sécurité Routière). Donnez-lui fréquemment à boire.

Le chien régule sa chaleur en buvant.

Il vaut mieux que le chiot vous pisse dessus plutôt qu’il ne meure de chaud.  Même en hiver, un chien peut subir un coup de chaud par le stress.

Mieux comprendre le coup de chaleur : lisez cet article sur les secours.

C’est normal aussi que le chiot vomisse, encore une fois, c’est le stress et il n’y peut rien : ne le grondez surtout pas. Ne le rassurez pas trop non plus : montrez-lui que la situation est normale.

Prenez une vieille serviette ou couverture pour protéger vos genoux : le chiot cherchera une présence humaine pour se rassurer, c’est mieux s’il peut faire ce premier voyage près de vous.

 

Plus tard, le chiot apprendra à voyager dans le coffre ou à l’arrière. Pour le moment, ce qui est important pour lui est de gérer la séparation d’avec sa mère et ses frères et sœurs.

 

Bien entendu, vous ne pouvez pas prendre le chiot sur vos genoux si vous conduisez ! La sécurité avant tout ! Demandez à quelqu’un de vous accompagner.

 

Donc, récapitulons :

-prévoir plus de temps que nécessaire et se sentir disponible pour le chiot

-une serviette/une couverture (et quelques lingettes bébé pour vos mains au cas où)

-un harnais et une laisse, si vous avez besoin de vous arrêter pour faire les besoins et se dégourdir les pattes

-une petite gamelle et de l’eau potable

Pour plus de détails, je vous renvoie à cet article sur les voyages en voiture : Premier voyage en voiture pour votre chien

 

 

chiot

L’arrivée à la maison

 

A l’avance, vous lui aurez préparé son coin : panier ou couverture, gamelle d’eau, de quoi user les dents (carotte, sabot de boeuf,…) Éventuellement un parc à chiot (selon moi un bon moyen pour rassurer le chiot et ses maîtres).

Après avoir fait les besoins, mettez le chiot à l’aise. Ne lui faites pas explorer toute la maison. Un petit espace est plus rassurant.

De même, laissez le chiot s’habituer à vous : ne le présentez pas à toute la famille, grands parents et petits cousins compris… Laissez passer une à deux semaines (vous verrez de vous-même comment le chiot évolue. Attendez qu’il soit parfaitement à l’aise avec vous.).

C’est frustrant bien sûr, on a envie de montrer le chiot à tout le monde, et tout le monde veut le voir. Mais il est fondamental que le chiot puisse identifier qui sera son maître, son référent, son gardien, son parent en quelque sorte ! N’oubliez pas qu’il s’agit d’un bébé. Imaginez un enfant de trois ans qu’on arrache à sa mère et ses camarades. Il faut du temps pour que les nouveaux repères se mettent en place. 

Si vous avez des enfants, demandez leur de respecter le chiot : ce n’est pas un jouet. Il a notamment besoin de pouvoir beaucoup dormir. Ne le réveillez pas s’il dort (vous avez le droit de passer l’aspirateur et vaquer à vos occupations habituelles bien sûr ! Mais ne sollicitez pas le chiot.)

 

 

chiot

 

La propreté et les dégâts

 

Pour apprendre à être propre, il ne faut pas le gronder quand il fait ses besoins, mais l’emmener calmement à l’extérieur. Félicitez dès qu’il fait dehors, beaucoup. Répétez-lui : ouiiiii, tes besoins ! Un chiot veut faire plaisir, il repérera aisément que vous aimez quand il fait là où vous lui demandez. Il recommencera pour vous faire plaisir.

Évitez de lui donner un pad propreté (sorte de litière pour chien) : ça lui apprend surtout à faire à l’intérieur, or ce n’est pas le but final recherché.

Par contre, les chiens n’aiment pas faire dans leur espace : le parc à chiot aide à accélérer cet apprentissage car le chiot ne peut pas faire loin dans un coin. Il va donc faire un effort pour ne pas salir son coin.

Prenez votre mal en patience, tous les chiots ne progressent pas à la même allure.

 

Sortez fréquemment le chiot : mieux vaut faire des sorties courtes (30 minutes maximum) mais très régulières.

Par exemple à 7h, 12h, 17h, 21h…

 

Ne sollicitez pas trop le chiot : il ne connaît pas la fatigue, quand il est épuisé c’est que vous êtes allé trop loin. Anticipez et mesurez ses efforts. Oui, il est tout foufou, mais il reste un bébé : pas de saut, de course ou de vélo (!). Marchez en le tenant en laisse ou en longe, laissez le courir bien sûr, mais ne forcez jamais. Un chiot peut s’épuiser, aller au delà de ses limites sans qu’on ne s’en rende bien compte. Cela met à mal la croissance et on se retrouve avec des chiens vieillis prématurément.

De même, un chiot goûte et mâche un peu tout ce qui lui tombe dans la gueule. A vous de sécuriser votre logement : ne laissez rien traîner de dangereux. Encore une fois, le parc à chiot facilite grandement la vie. De manière générale, placez-le là où le chien devra dormir de sorte que ce soit vraiment son coin. Ne laissez le chiot en liberté que si vous pouvez avoir un œil sur lui où si la pièce est sécurisée : pas de câbles électriques, de produits dangereux (produits ménagers, détergents), d’aliments néfastes (sucres, chocolats…), de fenêtres ouvertes,…

Comme pour un enfant de trois ans vous dis-je !

 

chiot

 

 

chiot
Nourse et sa portée de 7 petits gaillards !

 

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Quel matériel se procurer ?

 

De quoi nettoyer : sacs à caca, essuie-tout, vinaigre blanc

De quoi nourrir le chiot : croquettes adaptées (n’hésitez pas à demander à votre éleveur), une gamelle d’eau et une gamelle pour les croquettes

De quoi faire travailler les dents de laits : sabots de veau par exemple

Un panier où dormir

De vieilles couvertures ou serviettes, des torchons (pour le couchage du chiot et le nettoyage)

Un parc à chiot est un plus, ou une barrière pour restreindre son environnement

Une caisse de transport peut également être utile : pour la voiture ou pour servir de box à l’intérieur

Un harnais pour les premières sorties, puis rapidement il faudra passer au collier.

Une bonne laisse (légère pour les petits gabarits !), une longe (la cordelette à store qu’on trouve dans les magasins de bricolage dépanne bien pour les chiots et ne coûte pas cher)

Un calendrier ou un carnet où vous pourrez notez les rendez-vous vétérinaire, les vermifuges, les déparasitages, vos observations…

Des boules quiès pour dormir la nuit ! Car le chiot pleurera les premiers soirs et il faudra ne pas céder et le laisser dormir dans son panier.

 

Pour aller plus loin : le matériel indispensable et dispensable…

 

chiot

Faut-il prendre des jours de congés ?

 

Ça aide bien entendu. Mais le chiot s’adaptera rapidement à sa nouvelle vie. A vous d’être cohérent et surtout patient. Ne changez pas tous les trois jours de méthode. C’est un moment de changements pour le chiot comme pour vous. C’est un temps incompressible.

 

Le temps de s’habituer à être seul pour le chiot

De s’habituer à son nouveau maître

Aux nouveaux horaires de repas, de jeux et de sorties

 

Et pour vous aussi :

Les changements dans la vie quotidienne

Les sorties par tous les temps

Les croquettes à choisir

Les choses à acheter et à ne pas acheter (ne vous faites pas avoir par les publicités ! Ne compensez pas vos inquiétudes par des achats inutiles !)

La nouvelle routine

Et le plaisir de lui apprendre mille choses (mais une à la fois !)

 

chiot

 

 

chiot
Anakin lors de sa première balade en forêt.

 

chiot

 

J’espère que cet article sera utile. Comme je dois bientôt laisser partir mes chiots, c’est surtout un condensé de ce que je veux transmettre aux futurs maîtres de mes chiots ! Une chose est sûre : les chiots grandissent vite, la période de transition est certes contraignante, mais comme tout, elle passe. Profitez donc de ces moments, respirez un grand coup quand vous rentrez le soir en vous demandant à quoi va ressembler votre salon aujourd’hui… Et savourez chaque promenade, chaque avancée, chaque nouveau progrès.

Et n’oubliez pas : un chiot, ça s’éduque ! Plus ou moins facilement, mais c’est un processus conscient !

Le chien, meilleur des coachs !

Le chien, meilleur des coachs !

 

Un coach ?

Le chien n’est pas un objet, c’est un animal sociable, un véritable partenaire avec qui il vous faut composer…

Mais si on retournait le paradigme ? Et si votre chien était plus que juste votre animal ? Si votre chien vous apportait plus que de la simple compagnie, des factures vétérinaires astronomiques, des désagréments olfactifs ? Et si votre chien vous aidait… à devenir meilleur ? Si votre chien était votre coach en motivation ?

Imaginez…

Ça y est. La météo se dégrade. Il fait un temps dégueulasse dehors. Il fait nuit tôt, il pleut, il mouille (c’est la fête à la grenouilleuh).

Pourquoi sortir quand il fait moche et qu’on est si bien au chaud ?

Ou encore…

Vous êtes fatigués. La goutte au nez, les courbatures. Vous êtes même un peu malade. La journée de travail est finie, le canapé vous appelle. Et demain, se lever tôt alors qu’on a besoin de se reposer ? Pff.

Pourquoi se bouger quand on n’est pas en forme ?

Il y en a un qui ne se pose pas la question. Votre coach personnel. Celui qui doit sortir par tous les temps, et qu’importe votre humeur, votre santé, votre énergie.

Votre chien !

Le chien et ses besoins

L’enthousiasme du débutant

Insérer ici un jeu de mot pointu entre les besoins fondamentaux du chien et faire ses besoins.

Quand vous avez pris votre chien, vous le saviez : il allait falloir lui consacrer du temps. Un temps incompressible. Car on ne peut pas faire des réserves de balade, on ne peut pas accumuler des heures de promenade dominicale pour ensuite les diffuser toute la semaine.

Un chien doit sortir faire ses besoins trois fois par jour (au minimum… Bien sûr, lui est partant pour sortir plus souvent !) et doit bénéficier de bien 45 minutes de jeux, défoulades et exercices en tout genre.

(Ces temps indiqués dépendent aussi des races de chiens : il s’agit vraiment d’un minimum syndical !)

A votre rythme, vous avez pris de nouvelles habitudes de vie : se lever plus tôt le matin pour sortir Médor. Investir dans des bottes de pluie et un bon coupe-vent, moche certes, mais si confortable. Repérer les coins où vous pouvez lâcher le chien. Mettre en place des apprentissages : lancer de balles, canisite, marche en laisse, rappel, noooon ne mange pas ça ! et bien d’autres. Combien de kilomètres faites-vous avec votre chien chaque semaine ? Ceux qui jouent à Pokemon Go, mais ce sont des petits joueurs à côté de vous !

La fatigue de la routine

Mais voilà, si au départ, vous étiez aux petits soins avec votre chien, que vous faisiez attention à sortir souvent, à lui procurer les temps de détente nécessaire… Peut-être en avez-vous marre certaines fois. Et que ceux qui me disent : ah non, pas du tout, moi j’adore sortir Rex quand il fait -15°C et qu’il y a du verglas, d’ailleurs, mon moment préféré, c’est quand je dois lui laver les pattes parce qu’on a marché dans du sel et qu’ensuite je passe 20 minutes à laver la baignoire et le sol parce qu’on dirait que je vis dans un squat de punk à chien rien qu’à l’odeur…

Vous mentez, on vous voit.

(Et si vous ne mentez pas… Chapeau bas !)

Il arrive à TOUS les maîtres d’en avoir marre, de vouloir prendre un jour off, juste de pouvoir rester au lit quand on est malade.

Et ce n’est pas grave !

 

Quand les inconvénients deviennent des avantages.

 

Tiens, est-ce que je sors le chien aujourd’hui ? N’est pas une question ! 

Or, les problèmes de motivation viennent quand on se questionne. C’est bien connu : c’est le premier pas qui coûte. Prendre la décision. C’est lancer l’action qui pose problème, une fois qu’on est dedans, ça va mieux.

Parce que c’est la négociation avec soi-même qui est fatigante :

Oui, mais en fait,je pourrais plutôt faire comme ci / comme cela… Je pourrais le faire après le repas du soir… On repousse l’inévitable ! Et on culpabilise de ne pas avoir faire les choses bien ensuite.

Or, le chien ne pense pas à faire au mieux, à négocier. Il accepte beaucoup plus facilement les choses. Un maître stoïque ! A nous de nous inspirer de cette attitude : ne pas négocier, mais faire.

 

chien coach
Des chiens heureux = un maître heureux.

Le coaching

Un coach… exigeant

Un coach n’est pas là pour nous faire plaisir. Il est là pour nous pousser hors de la zone de confort quand on n’y arrive pas tout seul. Mais il sait aussi récompenser l’effort.

Vous avez déjà joué avec votre chien ?

Question rhétorique. Evidemment que vous avez déjà joué avec votre chien. Enfin j’espère… Si ce n’est pas le cas, arrêtez de lire cet article, prenez une balle et sortez avec votre chien tout de suite !

Mais qui sait nous récompenser !

Vous avez déjà senti toute la joie, l’envie de jeu que vous envoie le chien ? Le plaisir qu’on a à le regarder courir comme un fou ? Ce sont nos neurones miroirs qui nous font ça.

Hein, des neurones miroirs ? Mais, on n’est pas dans un blog qui parle juste de chiens ? Ça parle neuroscience maintenant ? Rassurez-vous, je ne vais pas vous ennuyer avec trop de termes scientifiques. Juste une rapide explication à la bonne franquette !

Les neurones miroirs sont des neurones (bravoooo Leïla, ça on n’aura jamais deviné !) qui nous servent à l’apprentissage et à l’empathie. En gros, quand nous voyons quelque chose, ils font croire au cerveau que nous le vivons aussi. Par exemple : le ouille qu’on prononce quand on voit quelqu’un se péter la figure, parce qu’il a sorti son chien par -15°C et qu’il n’a pas vu la plaque de verglas. C’est ce qui fait que beaucoup de gens aiment regarder le sport à la tv, et se sentent très impliqués dans le match. C’est ce qui fait qu’on baille quand quelqu’un baille. Qu’on se fait “contaminer” par les émotions des autres : joie, tristesse, colère…

Voilà pour la parenthèse scientifique !

Or, le chien est très fort pour ça : il cherche sans arrêt à communiquer avec nous. Il n’a pas la parole, mais il se débrouille bien avec le reste : expressions faciales, attitude corporelles, jeux de regards… Et le plus beau : un chien ne cogite pas, il est rapidement heureux d’un rien. Et il le communique. Il suffit d’agiter un jouet devant un chien pour déclencher une phase d’investissement et de joie ! Pas pour rien que le chien est très présent dans la médiation animale...

 

Des efforts récompensés

 

Le chien ne transmet que du positif. Même si la marche en laisse peut poser des problèmes, ou le rappel… Ce sont des choses sur lesquelles on peut travailler et avoir des résultats rapidement.

Le chien ne vous déprime pas, ne vous juge pas… Mais vous récompensera par de formidables vagues d’énergie, si vous savez comment les déclencher et les recevoir :

En vous bougeant plus, pour donner à votre chien les sorties qui sont indispensables à son bien-être, vous vous donnez à vous aussi des bols d’air salvateurs, vous vous empêchez de végéter ! Surtout lorsque vous croyez ne pas en avoir la force. Vous vous dépassez à chaque fois un peu plus !

-En déplaçant le curseur sur votre chien plutôt que sur vous-même. Il est plus facile de prendre soin d’un petit animal que de soi-même. On le voit de l’extérieur, on veut qu’il aille bien… On est heureux lorsqu’on sait qu’on a bien agi pour lui. On a rempli un rôle de protecteur. 

Il faut profiter de ces opportunités pour se recharger. Prévoir un jeu ou un parcours différent pour sortir de la routine. Se récompenser lorsqu’on est sorti et que c’était particulièrement dur. Et si sortir marcher longtemps devient difficile… mettez Pokemon Go en route et voyez en fin de semaine les kilomètres parcourus, les œufs éclôts, les bonbons récoltés ! (Moi, ça m’aide des fois, surtout quand je suis en ville…Non, je ne suis pas sponsorisée par Niantic.)

En quelques lignes

Le chien peut nous apporter autant qu’on lui apporte : les contraintes deviennent des moments où on est obligé de mettre “en pause” le reste pour prendre le temps… Le temps de sortir, de respirer, de lever la tête du guidon. De se dépasser aussi, si on veut courir avec son chien, de pratiquer la pleine conscience en forêt (pourquoi pas ?) ou juste de sortir de la maison pour rien, pour le plaisir de faire “rien”. Mais le faire avec beaucoup d’application !

J’espère que cet article vous aura aidé à sortir par tous les temps. Prenez soin de vous, prenez soin de vos chiens… Et partagez vos astuces de motivation ! Si cet article vous a donné un peu d’énergie ou vous a fait soufflé du nez, partagez-le !

 

chien coach
Allez, tu peux la monter, cette pente ! C’est pas grave si tu as les pieds gelés et que l’air décape ton visage !

 

Médiation Animale

Médiation Animale

 

Zoothérapie, médiation animale, des termes qui sont de plus en plus employés dans des activités qui commencent à se faire connaître et reconnaître! L’OMS elle-même approuve son utilisation.

 

Qu’est-ce que la médiation animale ?

En 1962, Boris Lewinson, psychologue américain, a défini la zoothérapie selon deux champs d’intervention :

Les activités associant les animaux : globalement, c’est une méthode préventive utilisant l’animal dans le but d’améliorer la qualité de vie de la personne ciblée en augmentant sa motivation à participer à des activités récréatives. Dans ce cas, l’animal n’est pas considéré comme un intermédiaire mais comme le centre d’intérêt de l’activité.

La thérapie facilitée par l’animal : C’est une méthode d’intervention utilisée comme auxiliaire aux thérapies conventionnelles où l’animal joue le rôle d’intermédiaire entre le praticien et la personne ciblée: il est considéré alors comme agent de médiation.

 

En France, c’est la définition suivante qui fait école :

« La médiation animale est une relation d’aide à visée préventive ou thérapeutique dans laquelle un professionnel qualifié, concerné également par les humains et les animaux, introduit un animal d’accordage auprès d’un bénéficiaire. Cette relation, au moins triangulaire, vise la compréhension et la recherche des interactions accordées dans un cadre défini au sein d’un projet.
La médiation animale appartient à un nouveau champ disciplinaire spécifique, celui des interactions Homme-animal, au bénéfice de chacun d’eux, l’un apportant ses ressources à l’autre (toute influence réciproque entre un humain et un animal au bénéfice des deux). »

(Accordage/interactions accordées : ajustement des comportements, des émotions, des affects et des rythmes d’actions. Attunement D. Stern 1982 – 1985)

 

Souvent, le terme « zoothérapie » est évité au profit de « médiation animale », afin d’éviter la confusion. En effet, ce n’est pas l’animal le thérapeute ! La dimension thérapeutique est toujours apportée par un professionnel conventionnel : soignant, psycho-motricien, etc… qui est associé au projet. C’est là qu’intervient ce fameux triangle de la médiation” , entre un référent qui connaît ses patients, un intervenant qui connaît ses animaux et entre patients et animaux :

 

triangle mediation

 

A ceux qui font rapidement la liaison entre thérapie et maladie, l’OMS rappelle dans son préambule que :

« la santé n’est pas l’absence de maladie ou d’infirmité, mais un état de complet bien-être physique, mental et social ».

La médiation animale va donc être un moyen d’alléger le quotidien des personnes, ou encore de leur faire aborder un travail de façon ludique.

 

mediation animale
Au pas de l’âne…

 

Pourquoi l’animal ?

« L’animal ne se nourrit pas d’attentes idéalisées envers les humains, il les accepte pour ce qu’ils sont et non pas ce qu’ils devraient être. » Boris Lewinson

L’animal apporte beaucoup de bienfaits : le plus important de tous est qu’il ne juge pas. Il a une relation directe et naturelle avec la personne. Sa seule présence est vectrice de calme et de sérénité, son contact est rassurant. S’occuper d’un animal favorise l’estime de soi et valorise, notamment par l’utilité que cela confère à la personne. Prendre soin de l’autre, c’est prendre confiance en soi. L’animal est aussi à la fois source et objet d’affection. Il est dynamisant, physiquement et intellectuellement (pour un travail sur la mémoire par exemple). Il facilite les contacts sociaux et la communication.

 

Les moyens mis en œuvre :

Une approche ludique, un cadre sécurisant, un bien-être et un plaisir partagé, une implication plurielle et volontaire (référent, intervenant, patient, animal), des rencontres, des objectifs individuels personnalisés…

 

Pour répondre à quels besoins ?

Permettre à la personne de développer ses compétences, d’améliorer ses troubles : de l’estime de soi, des interactions sociales, des angoisses et phobies, de la mémoire, des troubles de l’apprentissage, du schéma corporel, de la motricité fine et globale, du comportement, de la concentration et de l’attention, de l’identité, de la communication et du langage…

Pour un projet de médiation animale en institut par exemple, il y aura d’abord une rencontre entre l’association et un référent de l’institut, ce qui permettra de définir ensemble quel type de programme peut être mis en place, avec quelles personnes bénéficiaires et dans quel contexte. Ensuite, des objectifs individuels seront posés, avec évaluations à chaque séance pour mesurer les progrès et toujours mieux adapter les propositions.

 

 

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Si cet article de présentation globale de la médiation animale vous a plu, et surtout vous a donné envie d’en savoir plus, tant mieux ! Car d’autres articles sur le sujet vont suivre… 

Comme d’habitude, si l’article vous a plu, faites-le tourner, partagez-le sur les réseaux !

L’organisme avec lequel je me suis formée : AGATEA

Premiers Secours – Partie 1

Premiers Secours – Partie 1

Comment aider son chien en cas de pépin ? Repérez les signes de détresse que vous envoie votre chien ! Si cela ne vous dispense pas de voir un vétérinaire, cela vous permettra d’agir plus vite.

J’ai eu la chance d’assister à une séance « premiers secours » à mon club canin.

Il s’agissait d’une mini-conférence donnée par un docteur vétérinaire sur les premiers secours à porter aux chiens.

Voici un récapitulatif !

Mais avant toute chose, disclaimer ! Je ne suis absolument pas vétérinaire moi-même, je ne fais que rapporter des propos entendu de la bouche d’un vétérinaire. En cas de doute, tournez-vous vers un professionnel ! N’oubliez pas qu’il existe des vétérinaires de garde qui pourront vous aider par téléphone.

Pour contacter un vétérinaire de garde, faites le numéro de votre vétérinaire habituel (ou de n’importe quel vétérinaire proche de chez vous) : vous tomberez sur un répondeur qui vous donnera le numéro de téléphone du docteur de garde.

Une urgence ? Appelez le vétérinaire !
Une urgence ? Appelez le vétérinaire !

 

Pourquoi se former un minimum aux premiers secours pour son chien ?

 

Savoir reconnaître des troubles chez son chien ne dispense pas de voir un vétérinaire. Toutefois, pouvoir reconnaître les signes va vous permettre de :

-détecter un problème le plus tôt possible

-orienter rapidement votre vétérinaire sur les pistes à suivre

Il ne s’agit bien entendu pas de poser vous-même un diagnostique ! Mais de pouvoir être attentif aux signaux de détresse de votre chien.

C’est un peu comme savoir ce que veulent dire les voyants sur le tableau de bord de votre voiture : ça ne fait pas de vous un garagiste et ça ne vous dispense pas de faire la révision de temps en temps, mais au moins vous savez quand il y a un problème : est-ce potentiellement grave ou pouvez-vous agir vous-même…

 

 

Premier signe à observer chez le chien : les muqueuses (l’intérieur des babines). Leur couleur normale est rosée.

 

Blanches ? C’est le signe d’un choc ou d’une hémorragie. Éventuellement un problème de rate.

Bleutées ? Elles sont cyanosées par un manque d’oxygène : problème de type respiratoire ou cardiaque.

Jaunes ? Problème hépatique (foie), accumulation de bile.

Pour vérifier les muqueuses, on appuie à l’intérieur des babines avec le pouce, juste quelques secondes, puis on relâche. La zone où l’on a appuyé sera blanche, puis doit reprendre sa couleur normale (rosée). La vitesse à laquelle la muqueuse se recolore est aussi un indicateur : si ça met plus longtemps que d’ordinaire à se recolorer, c’est un signe, probablement un problème de pression sanguine.

Évidemment, l’intérêt est de manipuler souvent votre toutou :

-il se laissera plus facilement faire en situation de crise s’il a déjà l’habitude que vous fassiez ce geste,

-vous-même serez plus à l’aise car ce ne sera pas la première fois,

-vous aurez une référence de situation normale pour pouvoir comparer.

 

 

La deuxième chose à vérifier est la température.

 

Elle se prend avec un thermomètre classique, du même type que ceux pour les humains. Pas dans les oreilles, ni sous le bras, ni dans la bouche… Et oui, il faudra lui prendre dans l’anus.

Plus tard, je parlerai de la trousse de secours et des indispensables à avoir.

La température normale chez le chien est 38,5°C – 39°C.

Avec 41°C de fièvre, c’est probablement une piroplasmose. Si le chien présente en plus des signes d’abattement et que ses selles sont noires, c’est même presque certain. (C’est la piroplasmose qui fait autant monter la température.)

 

 

chien soin
Même pas besoin de ça, vous allez voir !

 

 

On peut ensuite vérifier la fréquence cardiaque/respiratoire.

 

Le cœur est situé dans l’abdomen sur la gauche. Chez certains chiens on peut le sentir en posant la main sur le côté gauche. Mais pour prendre avec plus de précision possible le pouls, on va chercher l’artère fémorale dans la cuisse arrière. Là encore, exercez-vous pour apprendre à trouver l’artère et pour pouvoir comparer.

La pulsation normale dépend de la race. Plus la race est petite, plus le cœur bat vite. Plus la race est grande, plus le cœur bat lentement. De même, si le chien est un grand sportif, le cœur bat très lentement au repos. Et il est normal que le cœur batte plus vite après un effort, il faudra en tenir compte.

A titre de comparaison, la fréquence cardiaque normale d’un chihuahua au repos tourne autour des 110 battements par minute, celui d’un berger allemand autour des 60…

 

Pour la respiration, là encore il faut observer son chien pour pouvoir détecter l’anomalie, si anomalie il y a.

La respiration forte permet la transpiration du chien. Contrairement à l’humain qui régule sa température en transpirant par la peau, le chien ne transpire que par la gueule et les coussinets.

C’est un apprentissage pour le chien que d’apprendre à gérer les températures. Notamment à résister à la chaleur (véritable ennemie du chien). C’est pourquoi il faut entraîner le chien par tous les temps (bien sûr, il ne s’agit pas de faire d’un coup d’un seul du cardio en pleine canicule ! Il faut y aller progressivement.)

Travailler le cardio régulièrement est un plus.

Pour faire baisser la température, proposer de l’eau glacée. On peut utiliser directement des glaçons.

On peut encourager le chien à boire en lui mettant des friandises au fond de la gamelle s’il refuse la boisson.

Attention, après un effort physique important ou un épisode stressant, le chien aura besoin de boire pour réguler sa température.

Un chien qui va descendre rapidement une grande gamelle d’eau et qui semblera toujours assoiffé est un chien qui n’arrive pas à baisser sa température. Il y a double danger : le problème du coup de chaleur (qui peut tuer) et celui de la torsion de l’estomac : estomac rempli trop vite d’une grande quantité d’eau (qui tue aussi).

 

C’est pourquoi il faut proposer de l’eau très froide qui va rafraîchir rapidement le chien et le faire boire plus lentement.

 

 

chien eau
Slurp slurp.
Un chien bien hydraté est un chien en bonne santé.

 

 

L’eau étant un excellent moyen pour le rafraîchir, il est important que le chien en ait toujours à disposition. En été, il ne faut pas hésiter à lui changer souvent l’eau ou à lui remettre des glaçons pour la garder bien froide.

Exemple de rituel pour des chiens sportifs : après l’effort, donner quelques glaçons à croquer. Puis, petite marche en laisse de 10-15 minutes pour la récupération. Ensuite seulement, accès à l’eau.

Et là aussi, vous avez un signe à observer : si le chien met plus de temps que d’habitude à récupérer

Pour améliorer les temps de récupération, on peut regarder du côté de l’alimentation. Les calories doivent venir en priorités des protéines digestibles par le chien.

Si trop de calories sont apportées par les graisses, il y aura un déficit. La qualité de la protéine est aussi importante : si elle provient de viande, elle sera hautement digestible par le chien, si elle provient d’os, elle ne le sera pas. En gros, le chien n’en récupérera presque rien. Il faut bien lire les étiquettes sur les sacs de croquettes. (On en reparlera aussi !)

Mais il n’existe pas d’aliment idéal pour le chien : chaque chien a sa sensibilité, certains ont besoin d’éliminer plus souvent que d’autres par exemple. Ils auront alors besoin de plus de fibres…

 

Et pour rester dans le sujet de la digestibilité… Comme ce texte est déjà assez long et compact, je vais en rester là pour cette fois et je reprendrais la suite du compte-rendu dans un prochain article ! En attendant, si ça vous a plu, n’hésitez pas à partager autour de vous !

Hacker l’éducation canine

Hacker l’éducation canine

Un chien, ça s’éduque. Si, si !

Cet article fait parti de l’événement inter-blogueurs sur l’auto-apprentissage lancé par moi-même.

En matière de maître, on trouve tous les profils, de ceux qui vont à l’école des chiots, à ceux qui pensent que cela se fait tout seul, de ceux qui disent que leur chien est “comme leur enfant”, à ceux qui le “laisse faire sa vie”. Pour moi, il n’y a pas LA bonne méthode et les autres, mais je crois que l’essentiel est de prendre les choses en main à sa façon et de se faire confiance.

 

Car, non, ça ne se fait pas tout seul. Mais oui, vous pouvez apprendre seul : c’est l’esprit du hacking !

Nourse rayonne, elle aime apprendre !
Nourse rayonne, elle aime apprendre !

Éduquer… qui ?

 

Ici, plus que d’éducation canine, il va s’agir de s’éduquer d’abord soi-même. Vous avez déjà entendu l’adage “Tel chien, tel maître” ? Sans dire que c’est toujours vrai, votre chien va s’adapter à ce que vous lui proposez. C’est pourquoi il est important que vous sachiez ce que vous voulez en terme de relation avec votre chien, mais aussi que vous ayez des connaissances de base sur ce qu’est un chien.

C’est sur ces deux piliers que vous allez travailler. Et si éducateur canin est bel et bien un métier, vous pouvez hacker les connaissances suffisantes pour ne pas avoir besoin de recourir à un professionnel !

Hacker ? Ça fait deux fois que j’emploie ce mot barbare. Qu’est-ce que j’entends par là ? C’est pas un terme réservé aux pirates du net ?

 

Hacking ?

 

Le hacking est au cœur de l’auto-apprentissage. Il s’agit d’aller “voler” les informations qui vous intéressent. Non pas au sens “voler au détriment d’un propriétaire”, plus au sens “apprenez comme si c’était interdit”. En gros, plutôt qu’être un élève passif, assis sur sa chaise, occuper à boire des paroles versées par un expert inatteignable, vous êtes à la bibliothèque et vous lisez les chapitres qui vous intéressent (pas le temps de lire cette préface), puis vous allez sur internet discuter d’un point technique avec des passionnés… Vous avez sans doute compris l’idée. Vous devenez votre propre professeur : ce n’est pas quelqu’un d’autre qui vous dit ce qu’il est important de savoir, c’est vous qui allez à la pêche aux info.

Bien entendu, cela ne veut pas dire rejeter tous les avis dès qu’ils viennent d’un professionnel, au contraire ! Et il ne s’agit pas non plus de tout faire pour ne jamais rien payer. La démarche est bien plus noble que cela !

Bon, maintenant que le processus de l’auto-apprentissage est clair, comment l’appliquer à l’éducation canine ? Plus tôt je parlais de deux piliers à développer :

 

1er pilier : savoir ce qu’est un chien.

Je sais, ça paraît très bête comme pilier. Mais la première chose à faire quand on veut progresser dans un domaine, c’est de laisser tomber les préjugés et les fausses croyances. Le préjugé typique c’est “j’ai eu un chien quand j’avais 8 ans, bien sûr que je sais ce que c’est !”. Oui, évidemment, mais il vous reste peut-être des savoirs à compléter ? Reprenez depuis le début, comme un vrai débutant. En aïkido (un art martial plutôt sympathique 😉), on dit qu’il est important de garder l’esprit du débutant. Ça évite de croire savoir. Le problème, quand on croit savoir, c’est qu’on ne cherche plus à apprendre.

Documentez-vous, notamment sur les différentes races, mais aussi les différents élevages, les différentes techniques d’éducation…

Cette phase permet aussi de confronter le rêve (ooh, j’aimerais trop avoir un chien mignon comme sur les photos !) à la réalité (ah, ça coûte si cher que ça, un vaccin ?).

Pour ce faire, internet bien sûr, mais allez aussi demander à vos connaissances comment ils vivent avec leur chien. Ou pourquoi pas à un inconnu que vous croisez régulièrement au parc avec son chien…

 

2ème pilier : savoir ce que vous voulez faire avec votre chien.

C’est la phase que vous devez anticiper un minimum, mais qui devra s’ajuster à votre chien. Il s’agit de nouer une relation maître-chien. Elle implique plusieurs facteurs : mode de vie, type d’éducation choisie, activités spécifiques (agility, cani-cross, garde, etc). Là encore, selon ce que vous voulez obtenir et selon comment vous voulez vous investir, il va falloir bien vous connaître et connaître votre chien. Pour cela, je vous conseille de faire un tableau avec d’un côté ce que vous êtes prêt à investir (temps, argent…) et de l’autre ce sur quoi vous ne voulez pas bouger (partir régulièrement en vacances en avion par exemple…).

Il n’y a pas grand chose que je puisse rajouter : c’est à vous de bosser !

Je peux quand même vous conseiller cet article bien sûr : Dix minutes pour savoir si je peux adopter un chien 😉

 

 

Par rapport à mon expérience personnelle :

J’ai appris beaucoup de choses d’une amie qui était elle-même passionnée. Et j’en ai désappris aussi pas mal. Au début, j’essayais d’appliquer au maximum ses conseils, puis j’ai pris de l’indépendance. Finalement, le plus important, c’est vraiment l’observation. Petit à petit, vous allez apprendre à comprendre ce qui se passe avec votre chien. Vous ferez peut-être des erreurs, mais vous apprendrez à les repérer et vous les corrigerez ! En éducation canine, on éduque d’abord le maître…

Si vous voulez continuer dans cette veine, je vous conseille cet article sur le décryptage du langage chien.

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