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Ne plus avoir peur des chiens

Aujourd’hui, un petit article dans la détente !

Je voulais aborder une problématique qui touche une grande partie des gens, dont vous ou un de vos proches faites peut-être partie…

La peur des chiens.

 

Oui, des gens ont peur des chiens. Et c’est loin d’être débile.

La peur est un réflexe très ancien qui nous empêche de nous jeter vers le danger.

Or, dans le classement des animaux les plus meurtriers pour l’humain (ce classement est établi en prenant le nombre de morts humaines causées par l’animal), le chien se place en 4ème position. C’est pas rien ! Cette peur est donc encore utile

Elle est utile lorsqu’elle est rationalisée, elle devient encombrante quand elle nous empêche de vivre correctement.

Par exemple, le 2ème animal le plus meurtrier pour l’humain, c’est… l’humain. Bon, normalement, ça ne nous empêche pas de dire bonjour aux gens dans la rue et on ne va pas se planquer dans un arbre dès qu’on croise un inconnu !

 

phobie chien
Les animaux les plus meurtriers : nombre de personnes tuées par animal par an.

Comment rationaliser cette peur des chiens ?

 

En France, aujourd’hui, il n’y a que peu de raison d’avoir excessivement peur. Il n’y a pas de bandes de chiens errants comme on peut en trouver ailleurs (et qui sont un vrai danger). Les rares chiens errants sont rapidement pris en charge, et il s’agit d’animaux fugueurs, pas de bêtes féroces affamées depuis des jours. Donc, cette peur n’est pas justifiée par un simple : le chien est un prédateur, je pourrais être une proie.

C’est bien différent.

 

D’abord, il faut cerner cette peur :

 

Est-ce du simple dégoût :

« Je n’aime pas les chiens, ça sent fort, ça bave, ça vous saute dessus… »

 

Est-ce dû à un mauvais souvenir dans l’enfance ?

« Un chien, ça a des grandes dents, ça bouscule et ça pince, c’est grand et les gens rigolent quand je dis que j’ai peur »

 

Est-ce que vous avez des inquiétudes concernant vos enfants ?

« Dans la rue, je croise des gens avec des chiens, qui les laissent s’approcher de mes enfants. Leur gueule est à hauteur de leur visage, et on ne sait jamais ! En plus, les chiens lèchent leurs mains, alors qu’on ne sait pas où ils ont traînés avant ! »

 

Est-ce que vous avez vécu un traumatisme ?

« J’ai été mordu plus jeune , pas très fort mais ça m’a marqué ! » ou même « le chien de mes voisins aboyaient toujours très fort quand je devais rentrer chez moi, et un jour, il a sauté la clôture et m’a renversé. »

 

On voit qu’il y a différents degrés (et cette liste n’est pas exhaustive évidemment), ce qui veut dire que le travail pour surmonter la peur est personnel : il n’y a pas une formule bêtement applicable pour tous. Il faut travailler au cas par cas.

 

Tout d’abord, quelle que soit votre histoire personnelle avec les chiens, vous devez savoir qu’il est tout à fait possible de la transcender pour ne plus avoir peur.

 

Et c’est bénéfique sur plusieurs tableaux !

D’abord, pour ne plus flipper au moindre toutou et même être parfaitement à l’aise.

Ensuite, lorsqu’on « bat » une peur, on rebooste sa confiance en soi et on devient plus fort : les autres peurs deviennent plus « affrontables ». Bref, c’est un cercle vertueux.

En ce qui concerne les grands phobiques, je ne peux que conseiller l’hypnose (aux grands maux, les grands remèdes…). Pour les autres, voici des pistes !

 

Faites vous respecter. Faites respecter votre espace personnel.

 

Si vous n’êtes pas à l’aise avec les chiens, c’est votre droit ! Si vous ne souhaitez pas avoir de chiens dans les pattes ou qui vous bavent dessus, personne ne vous blâmera. Mais souvent, les promeneurs de chiens ne se rendent pas compte qu’ils imposent plus que leur simple présence : ils ne perçoivent pas leur chien comme un désagrément. Et c’est normal, il s’agit juste d’un manque de sensibilisation au sujet.

 

Pour rectifier le tir, annoncez la couleur :

« Vous pouvez rappeler votre chien svp ? Je ne veux pas qu’il m’approche, je n’aime pas ça. »

Là, si la personne en face est civilisée, elle rattache. Si elle commence à argumenter…

« Non, non, il est gentil »

Restez ferme mais poli (sinon tout le monde se braque) :

« Je n’en doute pas, c’est pas le problème, juste rattachez-le. »

 

Si vous vous promenez toujours dans les mêmes coins, vous risquez de rencontrer toujours les mêmes gens. C’est pour ça qu’il est important de bien communiquer, pour que les choses se passent bien et de manière automatique.

Par exemple, quand la personne a rattaché ses chiens, ne pas hésiter à la remercier et à détailler un peu vos motivations si vous le souhaitez.

En plus, ça vous permet d’être en présence des chiens et de banaliser le moment en verbalisant vos peurs. Voir de le transformer :

-moment de stress, situation tendue

-situation maîtrisée, retour au calme

 

Chez moi, je sais avec qui je peux laisser les chiens détachés et avec qui il me faut les rappeler vite.

Même si je sais que mes chiens sont gentils, blablabla, je les rattache car je veux que tout le monde passe un bon moment. Et ça fait du bien aux chiens aussi ! Un petit exercice de rappel + marche en laisse dans un cadre où ils pourraient rapidement considérer comme un acquis le fait d’être détaché.

 

Allez au-delà des peurs. Réfléchissez à ce qui vous dérange vraiment, à l’origine de vos craintes.

 

Est-ce un souvenir d’enfance ? La mémoire fige un événement (pire même, elle le façonne et l’interprète), l’individu évolue.

N’hésitez pas à vous confronter plus à la réalité qu’à vos fantasmes. Pour ce faire, il vous faudra… rencontrer des chiens !

 

Des gentils chiens, des chiens éduqués, des chiens qui savent être calmes. Il va vous falloir un ou des partenaires pour travailler. Que ce soit un partenaire officiel (un ami ou un membre de la famille qui a un chien et qui est prêt à rentrer dans cette aventure) ou un quidam qui ne se doute de rien (un voisin, un passant récurrent à qui vous avez vaguement mentionné la problématique).

Ce partenaire doit pouvoir garantir votre sécurité physique (facile : il suffit que le chien ne soit pas dangereux) et émotionnelle (plus compliqué… il faut que vous ne vous sentiez pas trop brusqué, ni par le chien, ni par son maître).

 

Pour éduquer un chien à rester calme en présence d’autres personnes, c’est assez simple. Pour ma part, ayant des chiens très remuant, je voulais qu’ils prennent l’habitude de se coucher quand je viens les voir pour une caresse.

Souvent, le chien devient super excité :

« Oui, on fait attention à moi ! Je vais avoir des câlins ! On va jouer ! Oh là là là, on va peut-être manger ou sortir promener ! »

Il faut alors l’ignorer et lui demander calmement « coucher ».

Dès qu’il est couché, il a droit à l’attention.

Rapidement, le chien associe « être calme » à « avoir de l’attention ».

C’est un très bon exercice pour le chien et ça facilite la vie.

 

Vous confronter à des chiens que vous savez de source sûre être inoffensifs va être pénible au début. Surtout si vous avez pris l’habitude de toujours éviter ces interactions. C’est le premier pas qui compte. Mettez-vous dans l’humeur : je fais un travail sur moi. Ce que je vais faire maintenant va me permettre de progresser vers un mieux-être. Un peu d‘inconfort pour gagner en définitive plus de confort !

Prenez la chose très au sérieux et récompensez vos progrès.

 

Travaillez en séance :

Décidez avant de sortir de chez vous que vous allez travailler sur votre peur. Vous ne changerez pas de trottoir si vous deviez croiser un chien. Par exemple : vous décidez de rester sur place, mains dans les poches, et d’observer calmement le chien qui passe. En conscience de ce qui se passe.

Progressivement, augmentez la difficulté.

D’abord, être en présence du chien, lorsque celui-ci est couché.

Puis, être en présence du chien lorsque le chien joue à la balle : observez le chien courir après la balle et la rapporter au maître. 

Vous devez remarquer que le chien ne vous prête pas plus d’attention que ça.

Pour l’instant, vous êtes juste observateur.

 

Quand vous serez à l’aise, vous pourrez passer à l’étape supérieure : interagir avec le chien. D’abord, apprenez le NON.

Savoir qu’à tout moment, vous pouvez repousser le chien si vous vous sentez trop envahi : cela va vous donner une porte de sortie mentale.

 

Puis, commencez par faire une caresse au chien lorsque celui-ci est couché et que son maître est près de sa tête. Vous pouvez lui toucher le dos, mais le chien voudra peut-être vous lécher la main : c’est un signal d’apaisement. Le plus simple est de lui proposer votre main directement : vous êtes ainsi en action, vous savez ce qui va se passer. Le chien ne sera pas surpris, vous non plus. 

Quand cette étape est passée (ce qui peut prendre des semaines, rien ne presse !), essayez-vous au jeu de la balle : vous verrez comme le chien se focalise sur le jouet et veut interagir avec vous par le jeu. Pourquoi aller si loin ? Pour ne plus craindre un chien en mouvement ou excité.

On a souvent peur de ce qu’on ne connaît pas, ou mal. Apprenez à les connaître, et les chiens ne vous feront plus autant peur.

 

phobie chien
-Bll

 

Une anecdote qui va vous paraître étrange…

 

Quand j’ai eu mon premier chien, il y avait chez moi une très ancienne peur enfouie. Quand j’étais en primaire, un camarade de classe s’était fait mordre par un chien et sa main était pleine de fils (il avait eu plusieurs points de sutures). Et bien, sans que cela soit très clair dans ma tête, j’avais associée cette image dégueu au concept “chien”.

Je m’en suis rendue compte car j’avais du mal à toucher la tête du chiot (un chiot mordille souvent), alors que je n’avais jamais eu peur avant ! J’ai décidé de prendre le taureau par les cornes et de provoquer le plus souvent possible des mordillements de ma main. Un chiot a de toutes petites dents et pèse 4kg, je n’allais pas me démonter quand même !

Maintenant que mon chien est adulte, et même avec ma deuxième chienne, c’est rituel : quand je présente mes chiens à des personnes sensibles, systématiquement je mets ma mains dans leur gueule et je verbalise : tu vois, il/elle a de grandes dents, mais il/elle fait très attention à ne jamais mordre ! Leur gueule, c’est un peu comme nos mains : ils portent les objets avec, alors ils apprennent à ne pas serrer fort.

Attention, je ne vous conseille pas de mettre vos mains dans la gueule des chiens que vous ne connaissez pas ! Bien sûr, il faut que le chien connaisse ce “jeu” et ait appris à contrôler sa mâchoire. Mais si vous avez l’occasion d’apprendre ça à votre chiot, ou, en tant que phobique, si vous pouvez tenter l’expérience avec un chien parfaitement rôdé… C’est comme faire un saut en parachute, vous redéfinirez le mot peur !

Je suis bien consciente que cet article est un peu succinct pour défaire les phobies. C’est pourquoi il existe des stages pour ne plus avoir peur des chiens. Je voulais juste amener la problématique.

Et je pense qu’il est aussi important que les maîtres soient attentifs à ceux qui sont mal à l’aise. Ainsi, l’image du chien ne sera pas dégradée, à un moment où de plus en plus de choses sont interdites et où de plus en plus d’endroits deviennent interdits aux chiens.

Si une formation pour ne plus avoir peur des chiens vous intéresse, contactez-moi ! Anakin et Nourse seront ravis de vous rencontrer, à votre rythme !

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